13/03/2009
Ne pensons plus à rien...
...Et parlons d'autre chose.

Encore une belle photo de l'ami Jacques...
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La photo ci-dessus, comme celle du bandeau d'hier a été prise en juin 2004 par Jacques de Haute-Provence.
Je ne me souvenais pas qu'il faisait si beau cette année-là. Merci Jacques.
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En pleine gamberge...
Il fait également très très beau ce matin, à peine un voile de rosée blanche qui s'irise comme de la soie aux rayons d'un soleil enfin printanier. Il était temps , je sombrais dans une profonde déprime. Ouf, je suis sauvé !
Est-ce l'effet de l'âge, ou qu'assaillis de toutes parts par des nouvelles de plus en plus alarmistes, des événements de plus en plus tragiques, ou parce que nous prenons de plein fouet des trucs et des machins sur lesquels nous n'avons pas de prise, est-ce pour cela que de jour en jour nous positivons de moins en moins ? Un exemple. Hier en revenant du pain, ressassant de grises pensées en me traînant d'un pas lourd, quoique plus léger- voyez-donc ci-dessous- je croisais un de mes compagnons de la soixante-quatraine passée. Nicolas sombre et préoccupé, qui lentement se hâtait vers nulle part, à pas chichement mesurés,comme moi, mais dans l'autre sens.
A l'instant même où nous nous croisâmes, nous reconnaissant sans vraiment nous connaître, nous arrêtant gravement, comme pour chasser un instant de ce temps inutile qui courbait nos épaules, retenant nos larmes de désespoir, et réprimant à grand peine des sanglots aussi longs qu' un monotone automne, nous rompîmes ce silence oppressant qui règne en permanence derrière le mur gris et décrépi que nous longions, le mur du cimetière. "Bonjour tristesse" aurais-je pu murmurer, mais faisant un effort sur moi-même, je parvins à engager une conversation. Sans doute moins abattu que lui, le devançant, j'ai dégainé en premier.
- Bonjour Nicolas.
Il se nomme Nicolas, ce n'est pas de sa faute.
- Bonjour Alain, tou proumènes lou chien, immigrédepremièregénérationitalienna-t-il sobrement.
- Oui, comme tous les jours.
- Il pourrait bién plouvoir dit-il, ouvrant d'une voix mouillée un immense parapluie noir qui pour n'être qu'imaginaire jeta sur nos silhouettes de Toussaint un voile froid et glacé. Je crus entendre des cloches. "Pour qui sonne le glas " pensais-je...
- Non, il va faire beau, et les jours allongent, réponds-je naturel pour conjurer la sinistrose en un ultime sursaut de révolte
- Si, ma lou nouits diminuent, dit-il tristement, repartant tête basse.
Une sale journée hier matin, et 5 à 2 plus tard, le Lyon est mort le soir...
...
Ce matin, comme je vous le disais, je me sens d'une humeur plus joyeuse, mais il faut rester vigilants, nous ne sommes pas encore tirés d'affaire !
D'humeur plus badine donc, ce qui me conduisit à massacrer les jolies photos de pigeons que m'a envoyées mon ami Michel, et de bricoler un montage sommaire à seule fin d'appuyer en l'illustrant par l'image, une démonstration de mon cru dont à l'avance je sais, et à l'avance je vous remercie, pour la multitude des commentaires qui, je sais aussi,, me diront à quel point pour la plupart vous êtes admiratifs, et pour les autres fortement jaloux, mais que m'importe, je sais disais-je, je l'ai dit plusieurs fois, qu'ils me diront vos commentaires, l'étonnement qui est le vôtre devant la fulgurance de mon esprit fécond.
Examinons ces images.
Au centre, les pigeons volent, à l'horizontale, et imperceptiblement, inconsciemment dirais-je, ils se dirigent vers la droite, cette droite où l'atavisme aidant, ils savent que pour eux du bon grain est livré.
Les pigeons de droite ne vont nulle part. Selon leur habitude, de droite ils sont, et à droite ils penchent. Ils n'ont d'autre but que d'occuper le ciel, et d'en chasser quiconque viendrait leur disputer cet espace que depuis toujours ils considèrent comme leur appartenant, n'acceptant que les pigeons venus du centre qui très vite tourneront en rond avec eux.
Un peu d'espoir à gauche, deux magnifiques pigeonnes qui s'étant coupées de leurs ailes droites en les coupant, s'élancent bien haut dans un ciel d'azur. Arriveront-elles ensemble au sommet ?
Les leçons du passé.
Nous venons à peine de digérer la journée de la femme, et voilà que nous nous retrouvons avec le Géréral, face à face, à nouveau...
Quelle idée a-t-il eu d'accorder à ces dames le droit de se tromper en même temps que nous en nous cassant les urnes de leurs suffrages plus affectifs que réfléchis. Se rend-il compte d'où il est le grand Charles de l'ampleur de la catastrophe. Je ne suis pas misogyne, j'ai comme beaucoup d'entre vous accordé une après-midi à ma gouvernante. Il faut de temps en temps savoir sacrifier aux lubies modernistes qui freinent le progrès bien sûr, mais qui apaisent un peu les inévitables tensions rythmant la vie du couple.
Soixante-cinq ans ou presque depuis ce 21 avril 1944, que nos moitiés sont nos égales. Il n'y a pas que des mauvaise choses, et parfois la logique est respectée. Je ne vois aucun inconvénient à ce que dans la maison France ce soit une femme qui soit chargée de l'intérieur. Rien à dire non plus à ce que la garde des seaux ait travaillé comme aide-soignante dans un hôpital, mais faire de Lagarde Christine la garde de notre économie, est-ce bien raisonnable ?
Le vieux Général vient encore hanter la vie de son cher et vieux pays. Les idées meurent quand les grands hommes qui les ont faites germer ne sont plus là pour les faire vivre. Je suis au regret Mon Général de vous annoncer que vous devez mourir une fois encore, et le grand rêve que vous fîtes d'une France forte dans une Europe indépendante mourra avec vous. La France vous abandonne, vous, vos rêves d'indépendance et de grandeur, un petit homme que vous auriez détesté échange votre rêve contre son rêve américain.
Regardez à l'Est Mon Général. Tout là-bas, le gros nuage noir au-dessus des montagnes, c'est notre cauchemar de demain qui se lève, un cauchemar afghan.
...
C'est le printemps vous ai-je dit. J'aurais aimé vous offrir un air de musique annonciateur des beaux jours. Le Vol du bourdon de Rimski Korsakov par exemple...
Allez, chiche, je vous mets un lien, écoutez-le si vous voulez, il a du gaz le bestiau !
*** Où as-tu rangé le Fly-Tox ? ***
Non content de vous offrir l'envolée de Rimsky je vous offre aussi :

Le repas du Bourdon...Il bouffe mes crocus ce goinfre !
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Du coup, le soleil et le printemps aidant, le bourdon a chassé le mien. Je suis guéri !
Finissons dans la gaîté et l'allégresse, après la grande musique, une petite chansonnette, c'est mon neveau Stéphane qui vous l'offre. Fermez la porte en sortant...
A plus tard...
*** Fouchtri-Fouchtra...***
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Ne comptez pas trop sur moi demain, à 10 heures je vais chez Sylvette, Sylvette, ma dentiste...Encore une dure journée !
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13:39 Publié dans Tout et n'importe quoi... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note


