06/03/2009
Chevauchant sa chimère, vaille que vaille...
...Petit à petit il avance, il est en marche le petit !

Pas joli joli le gazon .Vivement le printemps !
***
Mini-revue de presse ce matin.
Nous devons en finir avec le Grand Dessein du prince petit que vous, les cinquante-trois pour cent de mes lecteurs qui votèrent pour lui, vous plaçâtes- Nom de Dieu que ce mot est moche, malgré tout vous le fîtes !- que vous plaçâtes donc mes chers concitoyentoyennes mes chères amies bonjour à la tête de notre Etat. Notre Etat, de plus en plus petit lui aussi...
Pas de revue de presse détaillée donc, sauf deux ou trois trucs comme ça, juste pour dire.
D'abord un carton rouge !
Infligé ce carton au monsieur du FKP, qui même pas sèche l'encre de l'accord qu'il vient de signer vient de déclarer :
"Les entreprises devront payer les deux cents euros, ou elles devront quitter la Guadeloupe !"
Dites-moi un peu monsieur Domota, depuis quand pourrait-on subsituer un pouvoir syndical au pouvoir républicain !
Est-ce à vous de sanctionner un éventuel non respect des accords signés ? En qualité de quoi je vous le demande, vous arrogeriez-vous le droit, vous Elie Domota, d'expulser des entreprises de notre territoire. Vous ne voulez pas les envoyer en Chine par hasard !
Ne me faites pas regretter la sympathie que j'ai montrée envers votre légitime combat pour plus de Justice, et pour que soit aux Antilles appliqué le Droit. S'il vous plaît, ne prenez pas pour modèle Papy doc et ses tontons macoutes !
La Loi monsieur Domota, la même Loi pour tous et pour nous tous ! Toute la Loi, mais seulement la Loi !
Retirez vos menaces, elles ne vous honorent pas,ni vous ni votre mouvement.
Un peu d'arithmétique maintenant.
Les données du problême :
Sachant d'une part que le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole mais que rassurons-nous, la question ne sera pas posée de savoir pourquoi, sinon, il faudrait se demander également pourquoi le prix du coca-cola n'est pas indexé sur le prix du vin blanc onze degrés cinq en promo au Petit Casino, non je ne déconne pas, le gaz et le pétrole brûlent et chauffent tous les deux, très bien leur prix est lié,ok. Le coca et le blanc onze degrés cinq donnent des brûlures d'estomac tout les deux et font autant pisser l'un que l'autre, je n'ai pas vérifié, mais leurs prix sont sûrement indexés ! Continuons...
Sachant aussi que le du pétrole a baissé de 60% en 8 mois, que d'autre part le gaz qui est indéxé sur son prix a augmenté lui de 13,5% dans la même période, posons nous la question de savoir :
1 - Est-ce qu'on ne se foutrait pas un tout petit peu de notre gueule, et si oui, qui se fout de notre gueule ? Vous pouvez accessoirement compléter votre réponse en vous laissant aller, mais avec modération pas comme Domota, contre les ceusses qui auraient élu cette bande d'hypocrites au service du Grrrand Capitâââl...
Georges, reviens, sans toi, la lutte contre les marchés devient triste !
2 - Sachant que GDF n'est plus une entreprise publique, ne peut-on le regretter puisqu'elle est bénéficiaire de bons et gros milliards.
Quel est l'abruti qui en la refilant au rabais à ses potes Albert Frère le baron Belge et Paul Desmarais le Canadien chez qui il passa jadis des vacances , quel est cet abruti qui en privatisant le gaz a privé de liquide le Trésor Public aujourd'hui à sec, qui ?
Non, les autoroutes c'est aussi des millards en moins dans les caisses, mais c'est un autre qui a fait le coup...
Ces questions sont des questions à six milliards d'euros. Faites-moi parvenir vos réponses à l'adresse habituelle avec le chèque à mon nom. D'avance, merci !
Un indice pour les redoublants de 2002 : Le petit avait promis que jamais GDF ne serait privatisé. Il avait dit aussi "Je fais ce que je dis." et "Je ne vous trahirai pas !" ...Tout un programme !
Puisque nous parlons de lui, nous en arrivons enfin à la deuxième partie du billet grâce à laquelle, malgré la grisaille de ce matin, nous allons je l'espère, enfin lever le voile sur le Grand Dessein du petit.

On devine les crêtes blanches de the border line of the Heraime's land.
***
Je vous l'ai dit, pas trop printanier ce matin .
Mon petit doigt me dit...
Rappel, surtout pour moi.
...Nicolas a pris possession de la salle de bain de l'Elysée, d'où s'échappent encore par bouffées les odeurs de la cire à épiler de la mère Chodron. (voir le premier et probablement avant-dernier épisode ).
Vous vous souvenez ? Oui ! Veinards, pas moi, attendez-moi une minute,je relis le truc, et je reviens...
Pas loin de vingt-deux mois qu'il a mis la patte sur la présidence, il a tout noyauté, tout verrouillé, bien aidé en cela par les querelles intestines du parti des roses-Bonbons qui à la suite des dérouillées successives par eux encaissées depuis 1995, si ce n'est la miraculeuse fenêtre météo que leur offrit Chirac sur un plateau avec sa dissolution qui, mettant la chambre en l'air en 97, leur permit une percée, ils sont un peu fièvreux depuis 2007 les Roses-Bonbons. Ils ont mal au ventre, pris de coliques, frénétiques, ils se vident de leurs humeurs mauvaises, s'éclaboussant les uns les autres, ça pète de partout au PS !
Habile manoeuvrier qu'il est, pour parachever leur KO, Sarko sema chez eux le chaos en ministrant quelques figures, plus pâles que roses certes, mais peu ou prou de leur camp, qui le trahirent aussitôt, allant rejoindre les centristes de conviction autour de la gamelle.
Dans le formidable bordel par lui organisé, le rusé petit bonhomme put sans crainte poursuivre son chemin. Donnant le change en permanence par de pétaradantes réformes dévastatrices, il détourna et détourne en permanence l'attention du petit peuple qui le croyant fort occupé à règner ne le voit pas qui tisse sa toile maille à maille, vaille que vaille...
Mais pourquoi diable ne devient-il pas Président ? Depuis vingt-deux mois, il aurait pu essayer, juste essayer. Certes son tempérament et le peu de goût qu'il a à respecter les règles et les gens, son mépris de la loi aussi l'en éloignent un peu plus chaque jour, mais là n'est pas la raison.
Nicolas Sarkozy ne sera jamais Président de la République Française, non parce qu'il n'a ni la hauteur d'esprit ni l'esprit d'Etat qui lui seraient nécessaires pour "entrer dans la fonction", c'est vrai, mais il n'est pas si mauvais comédien qu'il ne puisse faire semblant, c'est plus sûrement parce que la dite fonction l'indiffère. Le "Job " de Président ne l'intéresse pas. Trop peu d'avantages et trop peu de profits pour beaucoup trop d'emmerdements.
Evidemment, il est jouissif pour son ego de voir se prosterner à ses pieds le troupeau innombrable de tout ce qui depuis des lustres rampe et grenouille dans les ministères et les admininistrations , mais s'étant lui-même vautré au pieds de plus puissant que lui il n'y a pas si longtemps, en les voyant se tortiller et broder leurs manigances, il se mire en leur portrait, du coup le spectacle lui soulève l'épaule et lui laisse un goût de dégoût qu'il ne savoure plus guère.
Il lui fallait arriver à l'Elysée, il y est. Mais de là à perdre son temps et oublier ce qu'il esr venu faire en jouant au Président, il y a une marge ! Et si tant est qu'il se pose en chef de toutes choses et chef des tas de choses qui se trouvent en l'Etat, il poursuit sa route, il avance.
Qu'est-il venu faire là ? Si vous aviez écouté ce que je vous disais de lui plutôt que d'écouter ce qu'il vous disait lui, vous n'eussiez point montré de surprise comme je vous vis le faire, lorsque d'un péremptoire commandement,il poussa Pérol a franchir le pas.

Bien évidemment, cette énième manquement aux usages et aux règles de notre République Cinquième souleva un tollé dans les rangs d'une opposition soudain requinquée. C'était le but, non pas de requinquer l'opposition, mais de faire un formidable chahut autour de la nomination de François Pérol à la tête de la deuxième grande banque française, faisant du coup oublier que presque toutes les autres banques, celles qui comptent du moins, ce qui pour des banques est bien le moins, celles qui comptent le plus, étaient déjà tenues par les amis de Nicolas.
Il a franchi une autre étape. A près la Presse qui fait l'opinion, le voila qui se place au guichet des banques qui sont le sang de l'économie. Les amis de Nicolas sont à l'Industrie, ils tiennent l'argent, il touche au but.
Souvenez-vous je vous le disais, Sarkozy va aider ses copains à mettre la main sur notre économie.
Merci la crise peut-il dire, d'ailleurs il 'l'a dit :
" C'est une chance pour moi d'avoir à gérer la crise !"
Grâce à elle, il gagne du temps. Hier la Presse et les médias, l'Etat c'est fait depuis le 16 mai 2007, aujourd'hui les banques, et demain le reste.
Grâce aux banques, l'avocat d'affaires Sarkozy va devenir un redoutable homme d'affaires. Attendez-vous prochainement, ce sera pour le plus grand bien de la France, n'en doutez pas, attendez-vous à voir pousser des géants sous les bottines du petit. Les Bouygues, Alsthom et Aréva vont s'atomiser en fusionnant en un seul noyau dur, et rayonner partout sur la planète. Le voyageur de commerce grand luxe Sarko se fait partout le chantre du nucléaire, il aura aussi pour agrémenter ses marchés les babioles meurtrières de ses amis Dassault et Lagardère.
Après avoir pendant des années sillonné le monde et pris des commandes pour EPR et centrales, en 2017 il prendra le commandement du formidable arsenal qu'il aura patiemment tricoté. Le jeune prince sera tout juste à point pour reprendre le trône de France, enfin, Nicolas aura atteint son but.
Devant pareille réussite, vous applaudirez. Il avait raison direz-vous, "Ensemble tout est possible !" Et hop, un bulletin Sarko, un de plus !
Epilogue, je vous prie de me pardonner.
Nicolas jubile dans la salle de bain. Demain il va transmettre la mallette atomique à son fils Jean. "Pourvu qu'il ne la perde pas ce petit con !" tressaute-t-il une épaule.
Il tient à la main le pot de cire à épiler de la vieille, et se bigardise en imaginant le tableau de Bernie s'épilant dans son peignoir en pilou. C'est désopilant, il se poile...
"Je les ai tous baisés" se félicite-t-il à voix suffisamment haute pour que ça lui fasse vraiment plaisir.
Oui, il a gagné, il s'est courageusement battu pour y parvenir. Il a beaucoup souffert, mais demain, arrivé au bout de son ascétique chemin de croix, il accédera à la tête du plus gros groupe électro-nucléaire du monde.
L'électrique Sarkozy enfin diffusera de la lumière.
Qui sait si bientôt il n'éclairera pas le monde ...
Enfin Président dit-il heureux en tripotant la boite de cire...
"Canne à sucre...Et si j'allais aux Antilles ?"
Depuis 2009 que tu l'as promis, ça serait le moment !
*** FIN ***
Bon, une tartine pareille, ça devrait bien vous tenir deux jours !
A plus tard...
16:45 Publié dans Mon petit doigt me dit... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05/03/2009
Plus loin que l'horizon...
...Il touche au but, enfin ! Sacré petit bonhomme !

Ploubazlanec Juin 2004...Offert par Jacques, notre Giono photographe.
***
Un petit mot de cette superbe photo, une vraie photo de vrai photographe, ça vous changera des bandeaux habituels.
Je n'ai pas eu le coeur de la massacrer comme je le fais des miennes, juste mis une petite bordure bleue, le plus discrète possible. Je n'ai pas osé trancher le haut et le bas, ne conservant que la bande centrale... J'aurais pu ainsi virer les écritures, du moins la ligne du haut qui me rappelle combien le temps passe vite...
Jacques, photographe, poète et féru d'Histoire par ce petit rappel de la nuit du 3 au 4 mars 1945 réveille en moi de bien cruels souvenirs.
C'était un dimanche, selon le calendrier, Saint Casimir était de garde cette nuit-là, il veillait sur la France... 
Etouffé par un cordon ombilical que je n'ai jamais vraiment coupé du reste, le cerveau embrumé de ce manque d'oxygène qui soixante-quatre ans plus tard me joue encore des tours, outre un baptème forcé de la part du médecin-accoucheur qui me croyait mort, j'ai failli naître orphelin, car ma mère se vidait de son sang !
Et ce n'est pas tout, car pour corser le cauchemar, les Américains ou les Anglais avaient choisi ce jour-là pour bombarder l'usine et la gare des Gravanches, à une quinzaine de kilomètres à peine du lieu du drame. C'est du moins ce que m'a toujours dit ma mère, j'ai intégré ça dans ma mémoire, et dans notre vérité à tous les deux.
Mais elle se trompe, la fièvre du samedi soir d'un accouchement difficile sans doute, car tous les historiens vous le diraient, les bombardements des Gravanches, c'est en mai 1944 qu'ils ont eu lieu.
En mars 1945 nos amis boches avaient un genou à terre, et l'aigle baissait la tête...Mais vous auriez le courage vous d'aller dire ça à une Dame de quatre-vingt-sept ans clouée sur son fauteuil...
Tu as raison Maman, les Américains ont foutu un sacré bordel le jour de ma naissance !
Américains, Boches et Anglais ou pas, quelle mauvaise nuit ce fut pour moi que cette nuit du 4 mars 1945 ! Ma première nuit, toute ma vie je m'en souviendrai ! M'en remettrai-je un jour ?
Plutôt que du passé , parlons de notre présent, de notre quotidien, et de nos quotidiens.
Les grandes affaires du jour.
Tout d'abord l'odieux complot. On en oublierait presque le déficit de 104 milliards d'euros, les 90 000 chômeurs, les manifs d'étudiants-chercheurs et des étudiants tout court. Ratatinées les grèves en Guadeloupe, en Martinique et maintenant à la Réunion ! Une des grandes affaires du jour, que n'arrive même pas à occulter le rapport Balladur, qui rejoindra aux oubliettes le rapport Attali, également pourfendeur des collectivités locales et des archaïsmes de notre société qui fit grand bruit, ainsi que le rapport Pébereau plus ancien oublié de tous, ni ne masque la nomination de François Pérol presque morte, une des grandes affaires du jour, c'est bien évidemment l'odieux complot visant des personnalités telles mesdames Alliot-Marie, Rachida Dati bien sûr , Nicolas Sarkozy encore lui, Alain Juppé c'est déjà grave, mais surtout, surtout madame Christine Albanel !
Oui, vous avez bien lu, madame Christine Albanel est menacée de mort par un redoutable psychpathe qui à travers elle, l'accusant sans doute de sourire comme la Joconde, très injustement d'ailleurs comme on peut s'en rendre compte sur cette photo odieusement truquée prise au cours d'un Bal des Débutantes à Aubusson où elles faisaient tapisserie, toutes les deux...
Voudrait-il à travers Christine Albanel meurtrir et détruire la Culture Française ce salopiot infâme !
Les forces de la police et la Justice se sont heureusement emparées de lui. A l'heure où j'écris ce billet, nous ignorons si comme Julien Coupat il est aussi gérant-associé de l'épicerie de Tarnac, ou plus grave encore, si comme François Pérol, il aurait été associé-gérant de la Banque Rotschild !
A-t-il ou n'a-il pas la photo de la villa de Christian Clavier sur son disque dur ? Il est bien évident que s'il y avait du nouveau dans cette affaire qui bouleverse le monde entier, notre correspondant sur place nous avertirait immédiatement, nous sommes en liaison permanente avec lui.
A propos de François Pérol, une dépêche de dernière minute vient de nous parvenir, je vous la communique telle que tombée sur nos téléscripteurs :
"Scandale au plus près du pouvoir. Lamentable affaire de moeurs.
De source AFP(*), donc très bien informée, nous apprenons qu'un des principaux conseillers de NS, un certain F.P. aurait enfilé une charentaise en chassant l'écureuil dans le Parc de l'Elysée.
"J'ai le droit de pantoufler, aurait-il déclaré. Ici c'est une propriété privée !"
Il a été laissé en liberté, une enquête et en cours."
(*)-AFP . Pour respecter son anonymat, nous désignons ainsi l'Assistante de François Pérol, qui fut aussi une très proche collaboratrice de DSK.
...
La deuxième affaire mérite d'être traitée avec un peu plus de sérieux. C'est sans doute pourquoi ni Kouchner ni Rama Yade n'ont été chargés de l'épineux dossier.

Florence Cassez
Un lien pour son histoire :
*** Florence dans le pétrin...***
Oui, le Figaro, pourquoi pas !
***
Il s'agit de la jeune femme condammnée par la Justice Méxicaine à quatre-vingt seize ans de prison. Un premier geste humanitaire a été fait, la peine est ramenée à soixante !
Les optimistes se réjouiront de ces trente-six ans de liberté supplémentaires accordés à la prisonnière, mais comme la dite prisonnière est innocente aux dires de ses avocats et de beaucoup de gens très sérieux qui ont suivi l'affaire, soixante ans de taule, c'est beaucoup trop. Il serait temps d'arrêter la sinistre comédie.
Car c'est d'une sinistre comédie dont il s'agit.
Cette jeune femme dont le seul tort, mais ce n'est pas un crime,a été de fréquenter des individus peu recommandables s'est retrouvée impliquée dans une affaire qui très vite l'a dépassée.
Son incarcération et sa condamnation font suite à une opération de com' de la police et de la justice méxicaines qui avaient grand besoin de redorer leur blason. Comme tous les innocents, la jeune femme fut particulièrement maladroite, et n'a fait que compliquer sa situation.
De simple affaire judiciaire l'affaire est devenue politique parce qu'un ministre mexicain qu'elle mit en cause joue son image. La bonne technique pour sortir Forence Carrez de ce guépier passerait plus me semble-t-il par la diplomatie discrète que par la médiatisation tonitruante qui se fait jour. On peut comprendre les parents, la famille et les proches de cette jeune femme, mais je crains qu'ils n'aient compliqué une situation qui l'est suffisamment.
Rendons à Sarkozy cette Justice que ce n'est pas lui qui a provoqué la situation dans laquelle on le met.
C'est pourquoi j'attendrais la suite avant de dire quoi que ce soit.
Ecoutez ce que sur LCI disait Christophe Barbier au sujet de cette affaire et de celles qui lui ressemblent, je mets un lien en fin de billet.
Je ne vous l'ai pas dit pour ne pas vous décevoir, mais en commençant mon billet, je me doutais bien que je me laisserais aller, et que nous ne pourrions pas découvrir ensemble ce que mon petit doigt m'a dit du Grand Dessein de Nicolas.
Et tant pis pour le titre, je le laisse, même s'il n'a rien avoir avec la teneur du billet.
Pour le week-end sans doute le deuxième volet du petit doigt... à condition qu'il ne fasse pas trop beau...ça urge au jardin et autour de la baraque !
A plus tard...
*** Sarko et le passionnel ***
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15:20 Publié dans Mon petit doigt me dit... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04/03/2009
Et si de mal en pire, petit à petit...
... Sarko le Petit se bâtissait un grand empire ?

Quand le bâtiment va...C'est un logement ancien.
***
Aujourd'hui, entrant enfin ou hélas rayez la mention inutile dans un âge plus raisonnable, j'inaugure par ce billet dont par avance et avant de l'avoir écrit, j'apprécie la sagesse, la hauteur de vue et un esprit visionnaire dont je m'étonne d'être capable, vous ne soupçonniez pas chez moi pareilles capacités, à dire vrai moi non plus, j'inaugure donc par ce billet disais-je, une rubrique nouvelle dont je cherche le titre, et c'est pour cela que je n'en finis pas de cette phrase de pur remplissage, mais qui me permet de me concentrer sur la suite, je finirai bien par trouver, qui me permet cette phrase à la manière dont on se fourrage l'entremia le matin avant le choix définitif de la savonnette, ou comme le fait le constipé tournant autour du pot, ayant un train à prendre, et qui cherche désespérément où il a bien pu mettre ces foutues dragées Fuca, moi j'écris n'importe quoi, ça m'aide à réfléchir, et voilà, j'ai trouvé !
La nouvelle rubrique, ce sera :
"Mon petit doigt me dit..."
Commençons...
...
Bien décidé ce matin à ne pas me laisser entraîner, et par la même occasion, de vous y plonger vous aussi amis qui me suivez, dans la casse-couillitude du brouhaha médiatique soulèvé par le maître du palais et sa valetaille énamourée, j'ai pris un peu de recul, et me suis demandé :
"Et si tout cela avait un sens ?"
C'est une très bonne question me suis-je dit in petto juste après me l'être posée. Je précise pour les quelques uns d'entre vous dont les familles n'ont pas été génétiquement touchées par les invasions romaines, exemptes donc des conséquences vagissantes que laissèrent derrière eux les légionnaires barbares de César Jules dont la lubricité desquels fit remonter significativement le taux de fécondité chez un paquet de gauloises...Ils ne mégotaient pas sur la gaudriole ces salopards !
Bref, pour les non-italiens de souche, je précise que se poser une question in petto ne signifie pas qu'on se la pose une heure après avoir repris trois fois du gratin de chou-fleur, mais qu'on se la pose intérieurement, en silence, ce qui vous en conviendrez est impossible avec le chou-fleur qui ces jours-ci vous l'aviez remarqué est hors de prix,. Mais que fait Luc Chatel, on peut se poser la question ! In petto ?
Et si tout celà avait un sens ?
Bon d'accord, mais lequel ?
Puisqu'il n'y aucune raison de parler de Luc Chatel, de quoi donc serais-je en train de parler ? De quoi donc allez-vous me demander , de quoi donc qui m'interroge aussi fort ?
les plus subtils d'entre vous l'ont deviné, ce que je me demande, et vous avec moi, c'est :
Tout cela a-t-il un sens ?
C'est bien ça la question ! Ok, j'y viens.
Quel but poursuit-il le petit bonhomme ? Etait-ce vraiment de se raser un jour dans une des salles de bains de l'Elysée où il y a peu encore Bernadette se faisait le maillot ? Est-ce vraiment de cela dont imberbe encore il rêvait en pourchassant les rats dans les poubelles de sa banlieue sinistre à la tête de sa joyeuse bande de loubards miséreux ?
N'y aurait-il pas autre chose derrière tout ça ? Un projet, un vrai, digne de ses immenses talents, un projet digne de lui, un grand dessein non pas à sa hauteur, mais à celle de son ambition démesurée. Un dessein à peine esquissé d'abord, qu'il poursuit sans relâche depuis des dizaines d'années, et qu'il consolide, opiniâtre et tétu au fur et à mesure qu'il prend forme. Il savait qu'il n'y arriverait jamais seul, il s'est donc entouré d'amis, a tissé des réseaux. Aujourd'hui il est prêt, ses amis aussi, il le leur a dit, ils le savent :
"Ensemble tout est possible !"
Ne nous laissons pas aveugler par l'écume des vagues, essayons de percer l'onde, allons voir plus profond, cherchons ce qui se cache au fond, qui le moment venu surgira des abysses..
"Elisez-moi à l'Elysée bandes de nazes, je serai ceci et cela, je ferai ceci cela et bien plus encore !"
Voilà, un coup de cinquante-trois pour cent, une fiesta au Fouquet's et une croisière Bolloré plus tard, c'est fait ! Mais ce n'est qu'une étape, ce n'est qu'une marche vers la gloire. La toute-puissance est ailleurs, ni au-dessus ni à coté, ailleurs. L'Elysée est un moyen, ce n'est pas le but.
Une preuve, vous voulez une preuve, en voici une :
Pensez-vous que cet homme que l'on dit ambitieux et qui s'enivrerait de pouvoir se serait privé du plaisir de rester Président à vie. N'est-ce pas là le rêve de tous les politiques égotiques qui visent le sommet : l'atteindre, puis y rester.
N'eut été son ambition seulement politique, aurait-il sabordé son règne en le limitant à deux quinquennats ? Allons-donc, il y a autre chose derrière tout ça !
Bien sûr, dès que conquis le trône, il coupa les têtes des généraux de son armée, lui seul en est le chef. A la tête de ses régiments, et pour la façade, il propulsa quelques ternes lieutenants tout à lui dévoués, il en reste le caporal en chef et tient toute la troupe sous sa bottine de fer. Afin me dire-vous, qu'aucun ambitieux de son camp - il n'en manque pas - ne lui fasse d'ombre ou lui dispute la place, peut-être.
Mais c'est surtout pour garder la main sur tout ce petit monde, et choisir lui-même son successeur le moment venu.
Celui-là peut-être, allez donc savoir.
N'a-t-il pas confié à de dévoués dindons de sa basse-cour des Hauts de Seine la mission de couver avec soin le coquelet princier que l'on dit promis à un destin national ?
Se choisir un successeur qui a la tête de l'Etat ne viendrait pas contrarier l'accomplissement du grand dessein, un successeur qui n'entraverait pas la marche de son destin, qui ne freinerait en rien l'aboutissement de son rêve...
Quel est-il ce dessein , quel est-il ce rêve ?
A suivre un peu plus tard...
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