26/02/2009
Le printemps va bientôt arriver...
...Et Olga regarde ailleurs !

...Ce matin...
***
Après vous avoir assommés hier avec un très très long billet, je m'étais secrètement programmé une étape de repos.
Deux mini-événements, micros-événements devrais-je dire, puisqu'ils se sont cantonnés entre mon disque dur et mon écran, deux mini-microchoses m'ont poussé à repousser à demain une journée de silence cybernautique qui nous fera du bien à tous.
Le deuxième de ces événements, c'est celui-ci que je traite en premier- je suis chez moi je fais ce que je veux - et qui a trait au commentaire que Mmu laissa sur la longue note d'hier, commentaire dont je vous mets ici un extrait.
A noter que le dessin de Plantu qui illustre ce chapitre m'a été lui aussi envoyé par Mmu. Plantu a du talent, ce n'est un secret pour personne.
Je devine derrière les piques de Mmu dont je ne m'offusque nullement, comme une malicieuse petite envie de me faire réagir. Je ne peux pas lui refuser ce petit plaisir, c'est pourquoi, comme il s'y attendait, je saute à pieds joints dans le piège. Allons-y !
Commençons par quelques mises au point. Il faudrait que je fasse court, sinon outre que je vais ennuyer certains d'entre vous, je risque à coup sûr, en m'étalant trop sur mes états d'âmes et ma petite personne, d'être une fois de plus taxé de nombrilisme, et de solipisme - j'adore ce mot, et je regrette de l'avoir ignoré si longtemps.
Je n'entends pas non plus batailler sur les figures de styles et de rhétorique, restons à notre niveau.
D'abord ce vieux Bergé, auquel Mmu donne du bâton.
Que Pierre Bergé fasse son beurre avec l'art, dans la mesure où rien n'est illégal et que le contribuable ne perde pas un sou dans l'affaire, ça ne me gêne pas. Derrière les millions de la vente, il y a des millionnaires dont on ne parle pas, c'est peut-être à leur sujet qu'il y aurait à dire.
Quant aux convictions du viel homme, je m'en bats l'oeil, il me semble qu'il n'a jamais brigué de mandat ou exercé de fonction gouvernementale. Qu'il se dise socialiste et de gauche -mais est-ce lui qui le dit ?- je m'en tape.
Un mot pour détendre, s'il est de gauche, c'est certainement de la gauche caviar, car il est associé dans une grosse boite de négoce de ce produit rare, la société Bergé-Brunier si je ne me trompe.
Tout comme moi, il fait ce qu'il veut de son fric, la seule différence, c'est qu'il en a beaucoup plus que moi.
Mes amis de gauche et leurs travers.
Il faudrait, Mmu me le suggère, que de temps en temps, je cesse tout ce déchaînement sur le pouvoir actuel, et que je peigne les défauts et les travers de mes amis de gauche.
Je tiens à préciser que je ne catalogue pas mes amis en fonction de leur appartenance politique. De même, mettre comme je l'ai fait jusqu'alors un bulletin PS dans l'urne ne fait pas de tous les socialistes mes amis. Et si je me souviens bien, les billets que j'ai pondus à leur sujet au temps du non-référendum sur l'Europe, ainsi que la lettre ouverte à Hollande que j'écrivis à l'époque ne témoignaient pas il me semble d'une tendresse très prononcée à l'égard des ténors du PS.
Et dernièrement encore, les palinodies Rémoises ne m'ont pas emballé, et je ne me suis pas gêné pour le dire. Il suffit d'aller faire un tour dans les archives des Chroniques pour que je n'aie pas à m'étendre davantage sur le sujet.
Ségobama aux Antilles...
Bien que si l'occasion se représente, je voterai à nouveau et sans remords Ségolène Royal, je n'ai pas pour elle les yeux de Rodrigue. Si j'en parle si peu, c'est juste que je n'ai guère de goût pour la chasse en meute. Il y a suffisamment de gens à lui tailler des croupières sans que je me joigne à la troupe. C'est aussi parce que je n'ai pas de temps à perdre à suivre et à critiquer le moindre déplacement d'une personne qui pour l'heure ne représente guère plus qu'elle-même, si ce n'est pour dire qu'elle a peut-être pris pour modèle un ex-ministre de l'intérieur à qui la démagogie, l'outrance et la pipolisation jusqu'à l'excés n'ont finalement pas si mal réussi.
Jack chez mon ami fidèle.
Politiquement, Jack Lang ne représente plus rien. Il n'y a plus guère que Sarkozy pour croire qu'il pourrait tirer avantage du vieux Paon. Laissons Djack s'éteindre bien gentiment comme un mégot de cigare près des cendres de Castro...
Une anecdote nombriliste je vous prie de me pardonner.
Il y a bien longtemps, en 1958 ou 1959, en vélo bien sûr, nous, les petits gars du village, étions allés voir un film au Rexy à Riom.
Il me semble que c'était juste avant l'hiver, parce que je revois encore les arbres du parc du Chateau de Bonnefille, dépouillés de leur feuilles au bord de la vieille route qui longe le Sardon.
Un inoubliable chef-d'oeuvre ce film, le Triporteur, avec Darry Cowl.
Je me souviens très bien de la jolie brune qui jouait le rôle de la fiancée. Elle s'appelait Béatrice Altarriba. Joili brin de fille, une belle pièce à braiser...
Aux actualités Pathé, ont défilé entres autres des images en noir et blanc de gens attachés mains dans le dos, les yeux bandés et fusillés par les troupes de Castro.
Depuis ce jour, j'ai su que Fidel n'était pas, et ne serait jamais mon ami. Il ne le fut jamais.
Mais je dérape, c'est ton blog, et tu as droit à ta propagande.
Tout d'abord merci de me rappeler que cet espace m'appartient, et que je peux le garnir à ma convenance.
Pour ce qui est du dérapage, il sera sans conséquence, faisant souvent quelques écarts, je me dois à une certaine indulgence envers ceux de mes lecteurs, surtout envers les plus fidèles qui se laissent aller sur le clavier.
Cependant le mot propagande me gêne,. Je dormirai très bien quand même, mais ce mot me dérange un poil. Il est comme ça des mots qui sont comme les pets, ils peuvent détendre l'atmosphère quand on trempe la madeleine dans le café à la fin d'un repas bien arrosé, mais quelquefois aussi, ils semblent déplacés.
L'est-il ou non déplacé ce mot dans le contexte de mes Chroniques ? Avant de protester, de m'indigner ou de le laisser croire, voyons voir ce qu'il en est.
Troublé par les brunes, mais malgré tout fidèle à Larousse, je m'enquiers du sens réel et profond de ce vocable...
Propagande : Toute action sur l'opinion, organisée en vue de répandre une opinion, une doctrine etc.
Où est l'objectivité dans tout cela me dirait notre ami.
Certes, je ne fais pas mystère de mes opinions, mais est-ce de la propagande que d'exposer son point de vue sur différents sujets dans un tout petit coin du cyber-espace à l'audience confidentielle ?
Action sur l'opinion ? Est-ce vraiment mon but que de diffuser ma pensée comme le font ces Dames qui viennent sonner à ma porte et me valent les vertes réprimandes des fanas de l'Har-Maguédön authentique et correctement orthographié. Je ne force pas votre porte, c'est vous qui venez chez moi, pas l'inverse. Quand à la doctrine, n'en parlons même pas, étant rétif à toutes, il ne me viendrait pas à l'idée d'en professer la moindre.
Faux procès donc, ni propagande ni prosélytisme sur ce blog.
Il me faut quand même remercier Mmu d'avoir glissé ce mot dans son commentaire.
Vous avez oublié, pourtant j'ai fait court exprès afin que vous gardiez en mémoire le début du billet...Il y avait deux mini-microchoses. J'ai d'abord traité la seconde - Mmu, ça te vas mon baratin ?- afin de mieux rebondir sur la première.
Hier soir, j'ai reçu un mail. La plupart des blogueurs du Blog50 l'ont probablement reçu, un mail qui illustre parfaitement ce qu'est la propagande, la vraie.
Faisons une coupure bucolique...

Au fond du jardin, une réunion de crocus...Sont-ils en campagne ?
***
...Et revenons à la propagande.
Après tout, il se peut que mes écrits soient interprétés comme de la propagande, chacun est libre de croire ce qu'il veut.
Propagande anti-gouvernementale et anti-sarkozyste. J'ai seulement l'impression de critiquer et de dénoncer les mensonges et les manipulations auxquelles se livre le pouvoir en place. Affaire d'appréciation.
Propagande pro-socialiste. Là, c'est plus difficile. Ne pas taper sur les socialistes autant que le souhaitent une partie de mes lecteurs, est-ce faire de la propagande en leur faveur. Un peu osé...
Quoi qu'il en soit, quand j'écris mes billets, je suis seul devant mon écran avec Olga à mes pieds, je ne harangue pas les foules ni ne remplis les boites aux lettres de tracts à la gloire de mes héros. Je n'ai pas de héros.
De plus, qui vient sur mon blog et veut me contredire, faire part de son opinion et de ses remarques est libre de le faire. Cet espace non seulement est libre, mais il est ouvert. Ce n'est pas le cas des sites de tous les grands démocrates qui nous font la leçon.
Au hasard, vous connaissez Frédéric Lefebvre, et bien il a un site, c'est bien son droit. Il y dispense la parole et les pensées du chef qui sont aussi les siennes. C'est son droit le plus absolu.
Seulement voilà, si ce qu'il écrit ou fait écrire sur son site vous déplaît, vous ne pouvez que le lui dire par mail. Votre commentaire n'apparaît pas sur le site. Le député Lefebvre ne donne pas la parole à d'éventuels contradicteurs. On peut dans ce cas parler d'un site de propagande. Je n'ai nulle envie de faire de la publicité à Médor, je vous mets son site à seule fin que vous puissiez vérifier mes dires.
Lien Frédéric Lefebvre : *** Salut Fredo ***
Mais que diable ai-je donc reçu hier qui m'amène aujourd'hui à tartiner longuement sur la propagande ?
J'ai reçu ceci :
En ce qui me concerne, jamais je n'ai envoyé à quiconque de documents visant à promouvoir telle ou telle action, politique ou pas.
Si je veux faire connaître un document ou un article de presse, je le mets sur mon Blog. Je sais que certains internautes veulent préserver leur site des sujets polémiques comme la politique et la réligion. C'est leur droit le plus absolu. Je n'ai pas de ces pudeurs, c'est pourquoi le document que Dominique n'a pas publié sur son site, je vous le mets en fin de billet.
Une capture d'écran, faite au hasard sur ce torchon, ça peut vous éviter de lire le reste.
S'il l'avait publié sur son blog ce document Dominique, j'aurais certainement mis un commentaire.
J'ai de l'estime pour lui, par conséquent le commentaire que j'aurais laissé sur son site au sujet du document eut été bien plus modéré que le commentaire que je vais faire ici, chez moi, sur ce billet que vous êtes en train de lire.
A la fin du torchon, il est recommandé de le diffuser, c'est donc ce que je fais.
Cependant il ne m'est pas interdit de dire ce que j'en pense, je le fais aussi.
Vous vouliez savoir ce que c'est que de la propagande, en voila !
De la sale propagande. Sous couvert de dénoncer des abus et une instrumentalisation bien réelle du mouvement de protestation initié par le LPK- tous les mouvements sociaux d'une certaine ampleur le sont, et alors ! - on retrouve dans ce tract, mal écrit qui plus est, et truffé de fautes d'orhographes, ce n'est donc pas Dominique qui l'a rédigé, j'en viens même à me demander s'il l'a lu avant de le diffuser, on retrouve dis-je tous les clichés racistes types noirs fainéants profiteurs et magouilleurs, et l'amalgame entre les grosses voitures et la misère pas aussi importante que ça, hein ! Et surtout, tout au long de ce torche-cul vomitif et caricatural, revient comme une antienne l'opposition "Guadeloupéens", "Noirs", "Blancs"...Je m'attendais avant d'arriver à la fin à ce qu'on pende un nègre !
A chier !
Jugez vous-mêmes :
*** Tirez la chasse en sortant.doc ***
***
Dernière Minute : Le fameux texte n'est qu'un Hoax. Des Hoax, il y en a de toutes sortes, des marrants, d'autres moins.
Celui-là est un Hoax qui pue, de l'intox qui circule sur le Web, en voici la preuve :
*** Intox Raciste***
Je n'ai pas été trop long j'espère !
*** Demain Relâche ! ***
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16:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
25/02/2009
Est-ce une première dans la cinquième ?
...Une première je l' ignore, mais c'est une rupture.

...Une rupture avec l'esprit républicain.
***
J'ai hésité. Ce matin, en commençant ce billet, un court instant j'ai hésité. Allais-je mettre ce billet dans la rubrique "Billets d'humeur", "actualités", "Divers", ou...
Tout compte fait, contentons nous de causer.
...
Il se pourrait que solipsimant grave, et parce que la mesurant à l'aune de mon seul jugement, je gonfle cette affaire jusqu'à lui donner une importance plus grande qu'il ne faudrait, une importance qu'elle ne mérite pas.
Eu égard aux tièdes réactions qu'elle suscite, c'est sans doute moi qui exagère. Des réactions ? Plus des réactions de principe que la réelle indignation qu'à mon sens devrait soulever un fait proprement scandaleux :
A l'instigation du chef de l'Etat, on va tout bonnement bafouer les lois de la République !
Faisons preuve d'audace et osons une image forte. Un chef d'Etat qui se contrefout des lois dont il est le garant, c'est un peu comme si Joseph Seize pissait en plein jour dans le bénitier. Toutes proportions gardées bien évidemment, Sarko n'est que Chanoine.
Qu'on le veuille ou non, ce n'est pas anodin.
Devant la crise et les durs moments que nombre de nos concitoyens, et nous-mêmes sommes appelés à vivre, comment ceux qui nous appellent à plus sacrifices, plus d'esprit citoyen, comment peuvent-ils nous demander plus de rigueur et plus de discipline alors que dans le même temps ils contournent la loi. Pire, ils l'ignorent !
Ce matin, j'ai écouté avec attention Claude Guéant, le Mazarin du palais en costard cravate, maître de l'ombre, ombre de son maîte aussi, probablement..
Cet homme sans visage, seulement deux yeux dans un ovale flou, déroulait tranquillement chez Barbier la "non affaire Pérol".
En résumé, il n'y aura pas d'opposition à la nomination de François Pérol, le president du comité de déontologie ayant de son plein gré décidé qu'il n'y avait pas lieu de réunir le comité, celui-ci n'aura pas à statuer. Donc la nomination est parfaitement légale, CQFD !
C'est ce qu'il expliqua tranquillement aux ignares que nous sommes.
A peine si sa voix douce trahissait un soupçon d'agacement devant l'insistance bien peu vive pourtant, on le connut plus pugnace, mais tout de même incongrue cette faible insistance d'un Barbier fasciné par le visage froid et lisse du monstre de cabinet. Fasciné comme un souriceau devant le serpent...
Je vous mets le lien en fin de note.
Pourquoi irais-je me ronger les sangs après tout, je ne suis responsable de rien si le petit monsieur que le suffrage universel à placé à la tête de l'Etat piétine la République, à tel point qu'avant la fin de son mandat, il l'aura taillée en pièces la Cinquième !
La Cinquième...
Parlons-en de notre Cinquième, parlons une fois encore, une dernière fois.

Au pas de l'oie et du pied gauche, ça porte bonheur.
***
Je peux me tromper, je me trompe certainement, quelle importance, mais j'ai l'impression que la Cinquième République ne survivra pas à Sarkozy.
Elle était taillée sur mesure pour le Général de Gaulle, ses successeurs se sont peu ou prou glissés dans un costume qui ne leur allait guère, mais décidément, pour lui, pour Sarkozy, ce costume est beaucoup trop grand. A force de le froisser pour essayer d'y entrer, il lui fait tellement d'accrocs et de plis qu'il va le déchirer. On entend déjà craquer les coutures.
Pas de quoi s'alarmer pour une entorse à la déontologie me direz-vous. Peut-être bien, il y en eut d'autres des entorses, il y en eu d'autres des trahisons et des revirements, des reniements aussi, des pas de deux et valses à contretemps, il y en eut, certes il y en eut.
Les placards de la République ne sont pas déserts, il y a là-dedans des cadavres qui bougent encore. Ils prennent l'air quelque fois quand ces messieurs-dames à bout d'arguments se les jettent au visage dans les soirées éléctorales animéees ! N'allons pas trop non plus chercher sous les tapis, la poussière y est épaisse.
De Garantie Foncière en Société Urba, d'affaire Ben Barka en expulsion de terroriste embarrassant à juger, d'écoutes téléphoniques réussies ou ratées selon que les misérables plombiers de Marcellin ou les super-gendarmes de Tonton dirigeaient la manoeuvre. Affaires de sous, affaires de moeurs, notre Histoire en est pleine, la Cinquième en eut son lot.
De la comédie et du drame, des morts des suicidés, "Paix à Robert Boulin", à Bérégovoy, à Hernu...Je laisse là. Des dizaines de livres vous décriront ces événements dans le détail, agrémentés des vacheries superflues pour la vérité historique, mais indispensables à une bonne diffusion de l'ouvrage.
Il y eut bien avant Sarkozy des policiers et des magistrats suffisamment tordus pour tortiller le Droit et faire du gaucho romantique ou paumé un super-terroriste justifiant lois et mesures exceptionnelles.
Des liens entre le pouvoir et l'argent, ce n'est pas d'aujourd'hui. Du milliardaire rouge Gaston Doumeng à Patrice Pelat d'un coté, Robert Hersant, Marcel Dassault, Bouygues et consorts voire consortium de l'autre, la liste est longue des gens de fortune qui fréquentaient le palais. Mais on y mettaient les formes, on préservaient les apparences.
Non, ce n'est pas Sarkozy qui a inventé le SAC ni les réseaux Foccart. Il ne porte pas tous les péchés du monde. Mais il sera celui qui risque de porter le dernier coup mortel à cette République à genoux et qui souffre d'être bousculée. Elle aurait besoin de souffler un peu la mémé, elle s'est péniblement hissée au cinquième, elle n'en peut plus, encore un coup ou deux, et elle lâche la rampe.
Elle a déjà subi coup sur coup deux charges terribles qui l'ont fortement ébranlée. Souvenez-vous, nos présidents d'avant Chirac II vivait leur mandat dans un temps déconnecté du temps parlementaire. Le septennat s'il ne les isolait pas de leur parti d'origine ou des partis que les soutenaient les en rendait plus indépendants, et, les plaçant en quelque sorte "au-dessus de la mêlée", s'il ne renforçait leur pouvoir, il leur conférait un prestige et une autorité particulière auprès du peuple. Bon ou mauvais, le Président était le Président.
Puis, sous la pression de la gauche socialiste qui de par le miracle de la dissolution de 97 gouvernait la France, des centristes, voire d'une partie des gallistes comme Jean-Louis Debré, bien que n'en étant pas un chaud partisan, le Président Chirac soumit par référendum le quinquennat au peuple. Vox populi vox Déi, le peuple en 2000 opta pour le quinquennat. A part quelques grincheux, tout le monde trouva cette idée moderne.
Par calcul, pensant que pour lui il serait préférable, fort d'un bilan que par orgueil il pensait si bon que la victoire lui tendait les bras, Jospin qui pensait chaque jour à l'Elysée en se peignant, décida d'inverser le calendrier éléctoral.
C'est ainsi qu'il fut décidé que la Présidentielle aurait lieu en Avril 2002, et les législatives en Juin, au lieu de l'inverse.
Les Institutions sont faites pour servir la Nation, elles se vengent de celui qui les modifient pour ce qu'il croit son avantage.
En Avril 2002 Jospin acheta une carte de l'île de Ré, et en Juin de la même année, les dépités de gauche se retrouvèrent à peine assez nombreux pour ressembler à une opposition. Belle manoeuvre en vérité !
La Cinquième entra dans le coma où elle est toujours aujourd'hui.
Elle aurait besoin d'un soffle nouveau pour reprendre un peu de vitalité, quelques réformes, des vraies, pas des coups de couteau dans le dos. Or, depuis deux ans, tout est fait pour l'affaiblir. Le record de Chirac sera battu qui modifia quatre fois la Constitution de 95 à 2000, autant de fois en cinq ans que tous ses prédécesseurs en 34 ans ! Depuis deux ans, c'est de la réforme usine à gaz qui affiche mais ne modifie ni ne réforme rien en profondeur. Un but un seul, permettre à l'actuel chef de l'Etat de tout contrôler et de tout verrouiller. Il n'a confiance qu'en lui. Pour le plus haut personnage de l'Etat, c'est un formidable aveu de faiblesse dans une démocratie !
Il n'y a plus d'Exécutif, le gouvernement c'est Sarkozy. Il n'y a plus de Parlement, la majorité c'est Sarkozy, il contrôle le parti majoritaire. Le Judiciaire est aux ordres, voyez le lien en fin de billet, et puis tiens, pour le fun, un rappel ! 
Il n'y a plus de Président de la République, celui qui a été élu pour assumer cette fonction se cantonne dans le rôle de président de l'Ump, ou de représentant grand luxe de Dassault, Bouygues et Lagardère. Il devient banquier par délégation maintenant !
Quand il prend de la hauteur, il se trompe d'étage et se rêve en égal des plus grands, en président de l'Europe, en Grand Sultan de la Méditerranée ou que sais-je, il plane...
Pauvre Cinquième ! Elle aurait besoin d'un peu d'air, un brin d'oxygène. L'ère Sarkozy va l'étouffer, je crains qu'elle se meure, je crains qu'elle soit morte !
FIN
***
Ce matin sur LCI :
*** Mazarin chez Barbier ***
Justice indépendante,aucun doute !
***Ecuries d'Augias.jpg ***
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18:43 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
24/02/2009
Aucune crainte à avoir, il l'a dit. Je veux......
...Une Démocratie exemplaire et irréprochable !

Des jumeaux ? Non, deux frères. Les connaisseurs apprécieront...
***
D'abord la mise en bouche...
On lit dans les journaux :
Monsieur François Pérol, actuellement Directeur-Adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy et par ailleurs conseiller de ce dernier pour les questions économiques, pourrait être prochainement nommé à la tête de la société résultant de la fusion des Banques Populaires et de la Caisse d'Epargne. Fusion dont il est le principal artisan, ayant été chargé de cette mission par le Chef de l'État.
On entend ça et là des protestations émanant de gens qui s'étonnent de ce qu'ils appellent «un mélange des genres» pour les moins virulents d'entre eux, et pour d'autres, carrément d'une entorse grave aux usages et aux lois devant s'appliquer aux plus hauts responsables de la fonction publique, ceux que l'on appelle communément les Hauts Fonctionnaires.
Qu'en est-il exactement ? Voyons ce que dit la loi :
Extrait de la Loi actuellement en vigueur :
Pantouflage des fonctionnaires: le décret de la loi du 2 février 2007 publié au JO.
Le décret de la loi de modernisation de la fonction publique (n° 2007-148 du 2 février 2007), publié vendredi au JO (1), assouplissant les règles de «pantouflage» pour les agents de la fonction publique partant dans le privé, réduit de cinq à trois ans le délai imposé à tout fonctionnaire avant d'aller travailler pour une entreprise privée avec laquelle il a été en relation dans ses fonctions.
...
La loi est très claire, désormais, les hauts fonctionnaires pourront s'ils le désirent rejoindre une entreprise où un groupe privé avec lequel ils auraient été en relation dans le cadre de leurs fonctions seulement au bout de trois ans, alors qu'auparavant il leur fallait en attendre cinq.
Voyons maintenant ce que disait celui - il était alors candidat- et qui de par sa fonction puisqu'il a été élu pour cela, est aujourd'hui le garant de la stricte application des lois et réglementations de la République...
Trente mille personnes assises et cinquante mille debout l'ont religieusement écouté. Ecoutons-le à nouveau...
Extrait de l'Évangile du 14 janvier 2007 :
« La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. C’est celle dans laquelle l'État est impartial. Si l'État veut être respecté, il doit être respectable. Je ne transigerai pas. Pour certains postes il ne doit pas y avoir de nomination sans qu'au préalable celui que l'on envisage de nommer ne soit contraint d'exposer ses vues stratégiques pour l'entreprise ou l'organisme qu'il veut présider. Et de surcroît cette nomination doit être ratifiée par un vote des commissions parlementaires concernées. Le fait du prince n'est pas compatible avec la République irréprochable.»
...
C'est également on ne peut plus clair. Il n'y a donc aucune raison que la nomination du patron d'un nouveau groupe bancaire puisse se faire sans que la loi soit respectée.
On n'imagine pas que le Chef de l'Etat puisse à la fois bafouer et la loi et les engagements qu'il a pris devant la Nation. Il ne s'agit donc que d'un malentendu, une erreur de quelque obscur conseiller en com' qui n'a pas su traduire la pensée élyséenne.
Gageons que si Monsieur François Pérol était proposé par l'Elysée au poste de PDG du nouveau groupe bancaire, groupe où l'Etat aurait dit-on une part (20%) du capital mais resterait minoritaire, ce serait, conformément à la loi du 2 février 2007, seulement dans trois ans, trois ans échus à la date de création du groupe.
De plus, conformément à une autre loi plus récente, ou aux vœux du Chef de l'Etat qui maintes fois s'est engagé à tenir - ce qui vaut loi - les promesses du candidat qu'il fut, la nomination de Monsieur Pérol ne pourrait être effective qu'après examen et accord des différentes commissions parlementaires qui entérineraient ce choix, et faudrait-il encore, qu'ensuite le Conseil d'administration du groupe, seul habilité en droit privé à nommer son PDG, accepte que Monsieur Pérol en prenne la Direction .
Inutile donc de s'inquièter, la loi sera respectée, monsieur Sarkozy y veillera, faisons-lui confiance, a-t-il une seule fois manqué à sa parole ! Tout ça dans trois ans, nous avons du temps devant nous !
Bien sûr, beaucoup de gens regrettent que Monsieur Pérol ne puisse occuper ce poste dès à présent, mais c'est ainsi dans un Etat de droit. Dura lex sed lex. Dommage.
Il se susurre en haut-lieu que monsieur Besson était un excellent spécialiste de la chose économique lorsqu'il était socialiste. Oserai-je faire une suggestion....
Passons à autre chose...
Puisque nous voila rassurés, assurés que nous sommes de vivre sous le régime d'une République exemplaire et irréprochable, bien généreuse aussi, et peu regardante , la République qui fait à des Besson l'honneur de ses palais...

...Sautons sur l'occasion pour nous offrir un petit coup de Cinquième !
***
Je crois vous l'avoir dit, les événements de Guadeloupe m'ont plongé dans un curieux malaise.
Je me pose souvent en défenseur farouche des principes républicains, intransigeant sur ces principes, et probablement ridicule quand je vois le peu d'émotion que soulève la violation quasi-permanente des dits principes par ceux qui ont précisément la charge et le devoir de les faire respecter, et de les préserver.
Baste, une fois pour toute il me faut l'admettre, je suis un vieux con. L'heure n'est plus au respect de ce qui fonda notre République, l'heure est au pragmatisme, il faut aller de l'avant. Fonçons, et laissons le code de la route bien enfoncé dans la boite à gants. Tiens, mieux, balançons-le par la fenêtre ouverte, nous n'en avons plus besoin. Je m'égare, une fois de plus je m'égare...
...Je reviens.
A la suite des événements de Guadeloupe, je me suis posé un tas de questions.
Une, une surtout qui me gêne. Je pourrais facilement vous raconter comme si vous y étiez ce jour du 5 juin 1967 lorsque l'aviation et les chars de Tsahal mirent au tapis les armées gyptiennes, syriennes et jordaniennes, j'en ai un souvenir clair et net, je revois très bien l'ami Gibi qui jubilait, c'est ce jour-là que j'ai su qu'il était Juif.
En moins d'une semaine, Israêl récupéra le Golan, Gaza, le Sinaï, Jérusalem et la Cisjordanie. La Guerre des six jours, tout le monde en parlait chez nous.
Nous étions en juin 1967, Le Général de Gaulle s'occupait de la France, laissant à Pompidou et ses ministres le soin de s'occuper des affaires courantes. A cette époque, les ministres travaillaient, ils devaient d'ailleurs se fatiguer beaucoup, on les changeait souvent.Disons plutôt qu'ils changeaient de ministère. De ce point de vue-là, même avec la rupture l'ouverture et tout le tremblement, il n'y a pas grand chose de changer. Les chaises musicales on appelle ça.
Les journaux, les radios et la télé qui n'étaient pas encore des médias s'occupaient de la guerre des six jours et du Vietnam.
Si je me souviens bien, nous nous occupions plus de ce qui se passait ailleurs que de ce qui se passait chez nous.Mais se passait-il quelque chose chez nous ?
Posez-vous la question que je me suis posée et qui me gêne :
"Parmi ceux dont vous vous souvenez, quel est l'événement de l'année 1967 qui vous a le plus marqué ?"
Franchement, hors la guerre des six jours et le Vietnam, rien qui dans cette période, si j'exclus tout ce qui m'est personnel, rien qui m'ait vraiment marqué. Bien sûr, je pourrais faire le malin et vous baratiner sur tout et n'importe quoi en allant piocher sur Internet ou dans mes bouquins. Ce serait malhonnête.
La Cinquième était au sommet de sa gloire, 68 n'était pas né, en gestation sans doute, et je cramais mes vingt-deux ans par tous les bouts. Si je m'en veux un peu aujourd'hui, ce n'est pas d'avoir oublié ou de n'avoir pas su ce qui se passait chez nous, c'est d'avoir attendu si longtemps pour aller voir un peu ce qui pouvait bien s'être passé en Guadeloupe et dans les Antilles cette année-là, pour que des Antillais en parlent avec tant d'émotion dans la voix, et tant de colère rentrée au fond des yeux...
Cette question sur l'année 1967, posons-la à un de nos compatriotes de la Guadeloupe qui aurait mon âge, qui avait vingt-deux ans en 1967...
Des phrases me reviennent, "Une seule France de Dunkerque à Tamanrasset", "La République une et indivisible", "Liberté, Egalité, Fraternité...". Des mots !
En mai 1967, le 25, dans un des départements de notre République, des ouvriers du bâtiment se mettent en grêve et manifestent pour obtenir de meilleurs salaires. Des désordres s'ensuivent, les CRS tirent sur la foule. En deux ou trois jours il y a 87 morts.
Imaginons par exemple une manifestation de viticulteurs du Midi, dans l'Hérault par exemple, dans l'Aude, ou une manif d'éleveurs du Cantal qui se livrent à des dégradations, si si, ça arrive, 165000 euros de dégâts sur les panneaux de signalisation en octobre. Les CRS tirent, il y a 87 morts.
Il est bien évident, les deux événements, dont un imaginaire devinez lequel, ayant eu lieu en France, que l'émotion soulevée sera la même dans tout le territoire...Mais alors, en 1967, alors que 87 de mes compatriotes se faisaient flinguer à Pointe-à-Pître, comment se fait-il que je n'en ai rien su, pas même entendu parler.
Et si finalement cette Cinquième République ainsi que le Général qui la portait à bout de bras n'étaient pas aussi grands qu'on veut bien nous le dire.
Quatre-vingt-sept morts trop vite enterrés et par nous oubliés ; j'ai cru voir leurs fantômes au milieu des voitures brûlées...
A plus tard.
17:20 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23/02/2009
Enlevons les bas et prenons du recul...
...En vérité je vous l' écris !

Pigeon mais champion ! Premier sur 8000 au concours de Liège....
***
Bien qu'ayant traité sur un ton badin la visite que me firent deux témoins de Jéhovah de sexe féminin, surtout une, je fus plus remué qu'il n'y parut dans le bavardage narratif que je vous fis hier de cette rencontre. Rencontre qui aujourd'hui encore me plonge dans de dubitatives interrogations. Dubitatives, mais néanmoins profondes...
Ce qui m'amena ce matin à me replonger dans les écritures...Non, je ne me suis pas replongé dans Les Écritures, tant pis pour le soupçon de solipsisme- faites comme moi, ouvrez le Larousse - et de nombrilisme que me vaudra ce retour à mes sources, mais, afin d'y trouver une vérité qui ne me chagrine pas trop, je me suis replongé dans mes écritures. Je vous en livre une parcelle...
Tombé là-dessus, en fouillant dans mes archives du Blog50 , à la recherche d'autre chose que je n'ai pas trouvé. Sacré (censuré) dans ces archives !
« Tout s'explique ! », c'était le titre...
...
Depuis que le monde est monde, ou plutôt un peu après, les humains n’ont cessé de s’interroger sur le « Pourquoi » du « Comment ».
La sagesse de Marcel s’étant depuis longtemps diluée dans la fuite du temps, on se laissa aller à toutes les affabulations qui aujourd’hui encore font florès.
C’est vrai, n’importe lequel d’entre nous, même appuyé sur la Science qui ne cesse de nous étonner, est en droit de s’interroger, lorsqu’il veut bien porter les yeux sur les merveilles de la nature. Pourquoi ne pas croire qu'il vient d'ailleurs, ce monde vivant qui va du virus à la baleine bleue, et encore, simplement sur notre globe, mais autour, il y a l’univers !
Alors oui, si on veut expliquer tout ça, il vaut mieux que Dieu existe ! Un Dieu tout seul, ou plusieurs, les uns chargés de la Terre, d’autres des animaux, des poissons, des astres et des étoiles…Chacun croit, ou ne croit pas.
Tu crois que le monde est ordonné par quelque chose qui nous dépasse, un Dieu ou des Dieux, pourquoi pas ? Je pense que nous ne sommes qu’à l’An 1 de la découverte, que le passage de l’homme ne représente qu’un instant dans la marche du temps, et je ne crois pas à tes Esprits supérieurs.
Tu as la Foi, pour moi le ciel est vide.
Nous sommes quand même frères, et nous vivons sur la même planète.
Au fil du temps, les croyants se sont construit leur vérité, ce sont Les Écritures, Le Livre, The Book La Bible ! Et pourtant, pour moi, qui connais La Vérité, la vraie, la mienne, lorsque je compare à cette vérité les reportages de l’époque biblique retransmis et enjolivés par les thuriféraires du dogme, je me marre !
Un exemple, je vous retranscris un passage de Bible, Ancien Testament, Chapitre 22. Vous avez tous reconnu la traduction de Louis Segond, faite en 1910…Voici le texte :
«Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit : "Abraham !" Et il répondit : "Me voici !" Dieu dit : "Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai."
Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs : "Restez ici avec l'âne; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer Dieu, et nous reviendrons auprès de vous."
Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac, et porta dans sa main le feu et le couteau. Et il marchèrent tous deux ensemble. Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit : "Mon père !" Et il répondit : "Me voici, mon fils !" Isaac reprit : "Voici le feu et le bois; mais où est l'agneau pour l'holocauste?"
Abraham répondit : "Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste." Et ils marchèrent tous deux ensemble. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit : "Abraham ! Abraham !" Et il répondit : "Me voici !" L'ange dit : "N'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique."
Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova Jiré.
C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui : "À la montagne de l'Éternel il sera pourvu".
Cette histoire-là aussi vous la connaissez :
"Lorsque Moïse, se rendit pour la première fois dans le Sinaï, il fuyait la colère de Pharaon, suite au meurtre accidentel d’un garde égyptien qui frappait un Hébreu. A l’époque les Hébreux vivaient en Égypte dans une situation de quasi-esclavage.
Vivant comme berger, il vit un beau jour dans le désert un buisson ardent: c’était Yahvé qui se souvenant “de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob” enjoignait Moïse à mener le peuple hébreu hors d'Égypte: “Maintenant le cri des Israélites est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Égyptiens. Maintenant va, je t’envoie auprès de Pharaon, fais sortir d'Égypte mon peuple, les Israélites.”
Selon la légende, le buisson ardent est aujourd’hui visible au Monastère Sainte Catherine. De visu, il s’agit d’une ronce... »
...
Quelques six cents ans sépareraient Moïse et Abraham d'après les Écritures, possible...
Cette histoire n’est qu’une reprise d’un fait réel, et banal, enjolivé et transformé en prodige divin à des fins que l'on devine.
Mais l’histoire du sacrifice d’Abraham et du Buisson ardent, c’est beaucoup plus simple .
Le vrai Buisson Ardent, le voici !
Remarquons au passage que les gens de cette époque dépeints comme ignares et obscurantistes avaient déjà inventé les bordures de trottoirs en béton, de même qu'ils entouraient leurs jardins de grillage plastifié.
Alors nous les présenter habillés comme des clodos berbères marchant pieds nus ou en savates, s'il vous plaît !
Il ne serait pas malvenu pour nombre d'archéologues et autres anthropologues patentés, de revoir un peu leur copie.
Je ne vise personne en particulier, mais j'ai comme l'impression qu'après la publication de ce document, il va y avoir du chambard au Collège de France, voire plus haut encore !
Bref, n'étant pas là pour polémiquer, je reviens au sujet, le Buisson Ardent.
La vérité, la voilà, voici les faits, ou le contraire, voici ou voilà, je mélange.
Les faits :
Marcel et une de ses petites filles, la jolie, pimpante et piquante Harissa se promenaient juste après l’orage. Passons sur l'odeur de terre mouillée d'après la pluie, le ciel lavé qui faisait que tu croyais pouvoir toucher les montagnes alors que si les kilomètres avaient été inventés, il t'en aurait fallu une centaine pour aller jusque là-bas, laissons aussi les escargots tranquilles, ce n'est pas le sujet du jour...
...Sous un sapin foudroyé, dans le début d’incendie provoqué par les feux du ciel, un mouflon gisait, mort.
"Ce serait con (*) de le laisser perdre " se dit Marcel.
Ignorant encore qu'il fallait l'écorcher, il éplucha le mouflon, raviva le feu, et sans le savoir, il inventa le Méchoui ! Avec Harissa, n'oublions pas Harissa...
Vous me croyez ou pas, mais pourtant, c’est La Vérité, d'ailleurs, prouvez-moi le contraire !
***
A plus tard...
...
(*) - Le mot "con" est retranscrit tel quel, il n'y avait pas de notion de censure au temps de Marcel.
11:26 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
22/02/2009
Pas trop envie ce dimanche...
...Un peu quand même, pour se faire mal...

Ce matin-là il faisait beau. Aujourd'hui c'est tout gris...
***
Pas vraiment envie de me lancer dans un long billet pompeux où j'illuminerai de mon omniscience vos esprits obscurcis par le baratin infantilisant de nos dirigeants éclairés, aidés qu'ils sont dans leur entreprise par les gourous à la mode, économistes distingués, philosophes infatués d'eux-mêmes et autres grandes consciences, tous qui pensent, et se gonflent la panse, croyant guider le monde en fixant leur miroir. Bref, vous l'avez compris, tout ce petit monde de l'élite auto-proclamée à qui nous confions le soin de s'occuper de nos affaires, ce petit monde me casse les censuré. Pour une journée au moins je l'abandonne. Disons que je ne m'en soucie point.
Pour changer, je vous proposerais bien de réfléchir un peu, d'aller jeter un oeil derrière ce miroir où ils se réfléchissent, où ils se mirent et qui les empêche de nous voir. Mais n'ayant guère envie de réfléchir moi-même, il me faut abandonner cette idée, et passer à plus simple, plus terre à terre.
Nous allons donc parler un peu sondages.
L'idée m'en est venue ce matin, au milieu des pigeons de mon frère. Pigeons et sondages, n'est-ce pas là une transition aux petits oignons...
A tout Seigneur tout honneur...
J'ai longtemps hésité avant de mettre en ligne cette copie d'écran.
Je sais que de nombreux habitants de la ville rose sont à la fois fans du Stade Toulousain et fans de Sarkozy, c'est à eux que je pense.
Mon coeur saigne à l'idée que je vais leur faire de la peine, mais je me dois à la demi-douzaine de mes lecteurs qui parfois lisent mes billets jusqu'au bout, je leur dois la vérité.
C'est pourquoi la mort dans l'âme, je livre ce triste chiffre, 37, qui ajouté à la défaite du Stade défait chez lui par l'ASM les plongera les pauvres dans un profond chagrin.
Prendre une censuré par la meilleure équipe d'Auvergne, ils s'en remettront les gaveurs d'oies du Capitole, mais voir le petit dans le trente-sixième dessous de la cote qui planchonne à 37, j'ai mal pour eux, censuré c'est dur !
Que pourrais-je leur dire pour les consoler ?
Evidemment, s'agissant de popularité, une cote à 37, c'est loin de la moyenne, surtout si on prend le chiffre par l'autre bout. Seulement 37 "pour", ça veut dire 63 "pas pour" , d'ailleurs sur 100, il y a 62 salopards qui ne comprennent rien à l'ascèse sacrificielle de Nicolas (mon mari !), 62% qui s'ils le croisaient ne lui diraient pas bonjour avant de se casser ces censuré !
Il faut positiver, après tout une tranche dans la basse-côte en temps de crise, c'est mieux que de faire maigre. Un chiffre de 37, si ce n'est pas bézef pour la popularité d'un grand homme, mais c'est largement suffisant pour un bain s'il s'agit de température.
Ce chiffre de 37 qui vous paraît si bas,c'est une température normale pour tous les trous du censuré de la planète, alors pourquoi s'en faire !
D'autres sondages.
Examinons quelques captures d'écrans effectuées sur les sondages de l'express.fr . Non pas pour les résultats de ces sondages, mais surtout pour la formulation des questions. Celui-ci par exemple :
Jouez le jeu, et répondez vraiment à ce sondage.
Autrement dit :
1- Pensez-vous que le gouvernement ait vraiment joué la provocation ?
2- ???
3- Avez-vous entendu le LKP prôner la violence ?
4- Cadet de vos soucis, très bien, mais si vous souhaitez simplement dire que vous n'avez pas d'opinion, ou qu'aucune des autres questions n'est formulée à votre convenance, vous faites quoi ?
Bien, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, voici le résultat vers 13 heures 30 .
On otera que 50% des 3789 personnes ont répondu que c'est parce que le LKP aurait prôné la violence qu'un syndicaliste du LKP s'est fait tirer comme un lapin, et 32% que ce sont les provocations du gouvernement. Vu de 7000 km, après tout, pourquoi pas.
La question :
"Pensez-vous que certaines puissances économiques de l'ïle aient pu payer quelqu'un pour abattre le syndicaliste" n'a pas été posée, elle est trop longue.
On peut pourtant se la poser.
Un autre pour la route :
Pas vraiment de commentaire à faire, si ce n'est qu'il me semble que les 8% seulement pour une réponse correcte à la population me paraissent un peu sévères, de même pour l'argent gaspillé.
Un dernier enfin. Celui-là est significatif de la perception qu'a le public des "gestes" de nos politiques face à certains événements.
Que des responsables de l'opposition se rendent aux obsèques d'un syndicaliste assassiné, c'est interprété comme de la "récupération". Très bien. Imaginons qu'ils n'y soient pas allés, c'était interprété comment ?
Et vous, comment interprétez-vous qu'aucun responsable de la majorité ne s'y soit rendu ?
Bien sûr, lorsqu'un ministre ou plus si affinité fait une démarche compassionnelle, ce n'est absolument pas de la récupération politique, c'est bien pour ça qu'on ne fait pas de sondages dans ces cas-là.
A plus tard...
***
Contrôle parental : Tapez les 6 caractères de votre code, et lisez ce qui suit:
Votre Code : *** ?????? ***
Vous avez remarqué au cours de votre lecture plusieurs fois le mot censuré, en lieu et place d'un autre mot.
Tout le Comité Directeur des Chroniques et moi-même, tenons à nous excuser de la petite gêne que nous vous occassionnons dans vos lectures. C'est tout simplement à seule fin de protéger notre jeune public que nous nous sommes vus dans l'obligation de procéder ainsi.
Depuis la disparition du magazine "Pif le Chien", nous avons bon espoir d'attirer le jeune public orphelin de cette revue hélas trop tôt disparue, c'est pourquoi nous censurons les mots trop crus de notre belle langue, dont on ne dira jamais assez etc. etc.
Puisque vous avez tapé votre code, voici la liste des mots censurés, nous vous laissons le soin de les replacer dans le texte. C'est un jeu où il n'y a rien à gagner, mais c'est un excellent exercice !
Les mots :
Couilles- Branlée - Putaing - Besson- Cons- Culs.
Il y a un intrus dans cette liste, à vous de le trouver ! Bonne chance.
***
16:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21/02/2009
Ho les amis, la campagne
...S' invite dans votre salon cette semaine !

Au pied de mon arbre...Un perce-neige sans neige, elle est partie...
***
Commençons par quelques brèves.
Je veux bien essayer d'être bref, mais y parviendrai-je ? J'aimerais bien, mais ça ne dépend pas de moi. Tout dépend de ce que je trouverai en feuilletant mes journaux et en grappillant ça et là à la télé ou sur la toile.
Je suis prisonnier de l'actualité, c'est ainsi. Bien qu'en étant le rédacteur unique (Et irremplçable. Merci. Il n'y a pas de quoi.), je ne maîtrise pas grand chose sur ce site. Il suffirait que je tombe sur deux ou trois trucs qui me branchent, qui m'amusent, ou qui me mettent les boules, c'est foutu, j'embraye, et vous ne m'arrêtez plus !
C'est pourquoi je vous demande à l'avance, de vouloir bien me pardonner, si, comme c'est probable, après ma pêche aux dépêches, je n'ai plus le temps de vous ramener faire un tour, et quelques détours dans les arcanes de notre chère Cinquième, et de ressortir...Attendez, on sonne, je sors et je reviens...
...Rassurez-vous, il n'est rien arrivé de grave. Simplement un coup de sonnette, et Olga qui faisait un foin de tous les diables...de la visite.
- Bonjour monsieur, excusez-nous de vous avoir dérangé...
Il y avait longtemps. En principe, ils ne s'arrêtent plus chez moi. Des nouvelles probablement...
- Bonjour mesdames.
-Connaissez-vous Armageddon ?

Non mais des fois, elles me prennent pour qui les cocottes ! Tu parles si je connais Armageddon, j'ai même vu le film avec Bruce Willis, c'est dire !
Pan dans le mille, j'avais deviné juste. Les témoins de Jéhovah qui sans doute, sachant en quelle détresse spirituelle je me débats, viennent à mon secours en m'apportant à domicile The Révélation.
C'est pour moi un jour de chance, je n'ai pourtant marché dans rien...
-Armageddon, oui je connais, mais je suis déjà servi en catastrophes, j'ai Sarkozy !
La plus âgée, celle qui paraît plus jeune, une quarantenaire bien en chair(e?) mais pas grosse, deux beaux yeux dans un visage avenant, me consent un sourire indulgent. C'est vrai que j'aurais pu faire mieux. L'autre, la jeune, celle qui paraît plus agée reste de marbre. Elle se tient immobile, pâle et maigre et m'a scié de son regard froid.
- Vous devriez lire ça, me dit-elle la quadra dure du cercle, du moins je le suppose, en me tendant non pas les bras, mais "Reveillez-vous !",sa brochure.
- Merci dis-je, je suis réveillé, depuis cinq heures et demie ce matin !
Elle dodeline la pas trop dodue, "Pas facile à ferrer pépère !" crois-je lire dans ses grands yeux noirs, c'est une brune, je vous l'ai dit, non ? Eh bien voilà, c'est fait, c'est une brune. Si ce n'etait son sévère accoutrement trop srtict et trop terne, style presbytérien si vous voyez ce que je veux dire, la dame ne manquerait pas de séduction. C'est du moins la réflexion que je me fais pendant qu'elle déroule son baratin apocalyptique auquel je suis totalement imperméable...La fin du monde, d'accord, tout a une fin...
Il nous reste à prendre congé, elles sans avoir l'impression de rendre les armes trop vite, et moi sans paraître discourtois, brutal ou mufle.
S'ensuit une escarmouche banale entre la chargée de mission de Jéhovah assistée de sa momie muette, et mézigue,le mécréant irrémédiablement sourd à l'appel et tétu comme une pioche. Classique. Il nous faut nous quitter.
No conversion today...
-Au revoir mesdames, bonne journée.
-Au revoir monsieur... vous devriez lire, c'est bien, vous verrez...
Je lirai peut-être, je lirai sans doute, car je lis tout ce qui me tombe sous les yeux. mais je lirai plus tard, j'ai le temps avant le jugement dernier...
Tiens, j'en ai lu un petit bout, je vous l'offre.
J'ai feuilleté, il n'y a pas de page Jeux ni de mots croisés. La prochaine fois peut-être...
Elle sourit, grise dans la grisaille de ce matin bouché, et s'éloigne avec sa compagne muette.
...Où en étions-nous ?
Oui, la Cinquième, et les dessous poussiéreux de Marianne d'où je tirerai une autre fois quelques croustillances républicaines...Raté pour aujourd'hui.
Vous êtes témoins, ce n'est pas ma faute, c'est la faute aux témoins de Jéhovah qui voulaient m'endormir.
Il faut passer aux brèves maintenant.
Commençons par l'international.
Israël roule à droite.
Voila, c'est fait, Israël aura bien Benyamin Nétanyahou comme premier ministre.
Il conduira un gouvernement appuyé par la coalition de tous les partis de droite et d'extrème-droite.
Ce gouvernement est le reflet des résultats de l''élection des députés de la Knesset, les électeurs ayant choisi de voter majoritairement à droite.
Bien que je regrette profondément qu'ils aient fait ce choix-là, c'est le leur et je n'ai rien à redire.
je ferai tout de même une remarque, non sur leur choix, mais sur ses conséquences.
Depuis des lustres, on nous explique que le Hamas est disqualifié pour représenter les Palestiniens- qui pourtant l'ont élu- parce que refusant de reconnaître Israël.
Le Hamas ne peut en aucun cas être considéré comme interlocuteur légitime dans des négociations de Paix avec Israël nous disent-ils les officiels israéliens et d'autres. Très bien.
Dites-moi voir de quelle légitimité peuvent se prévaloir Nétanyahou et la coalition qu'il dirige pour négocier et parler de Paix, eux qui sont globalement et fermement opposés à la création d'un Etat palestinien, et à son existence. Rappelons que l'Etat d'Israël a signé des traités reconnaissant aux Palestiniens le droit d'avoir un Etat. Ariel Sharon l'avait publiquement affirmé avant de s'endormir. Aurait-il emmené l'idée d'un Etat palestinien avec lui dans son long coma ?
La communauté internationale ne reconnaît pas le Hamas parce qu'il refuse l'existence d'Israël. Admettons que ce soit logique, et posons-nous une question :
Va-t-elle la communauté internationale, que l'on sait impartiale, expulser Israël de toutes ses instances parce que les partis au pouvoir refusent l'existence d'un Etat palestinien ?
Quel suspense !
Revenons chez nous, et parlons Justice.
Le procès Colonna.
Enfin un peu de lumière qui espérons-le éclairera les débats qui reprendont lundi.
On eut pu s'inquiéter de ce que le mystérieux "Monsieur X" fut un anonyme banal. Fort heureusemenent, il n'en est rien !
Nous apprenons avec soulagement que le témoin surprise étant un ancien commissaire des RG, tous les soupçons de manipulations politico-judiciaires autour de l'enquête et de l'instruction s'évanouiront d'un coup, et que les débats pourront reprendre leur cours dans la sérénité retrouvée, dans la transparence et la clarté, ainsi qu'il sied à une Cour qui rend la Justice, fut-elle spéciale, la Cour, ainsi-soit-il amen !
Puisque nous parlons de Justice, de transparence et de clarté...
Où en sommes-nous dans cette affaire ?
Il ne faudrait pas que les remous médiatiques soulevés par d''autres événements, l'affaire Tibéri par exemple, freine la Justice dans sa marche, et que soit retardée la proclamation de l'innocence de deux personnes au-dessus de tout soupçon, sur qui injustement l'opprobre est jeté , et dont l'honneur pourrait être terni s'il n'est rapidement mis fin aux odieuses rumeurs.
Jugez vous mêmes, c'est au moins la troisième fois que je vous glisse ça sous le nez. Ce n'est pas la dernière, il faut que Justice soit faite !
Pour l'instant, il n'est apparu qu'un mince articulet dans le quotidien utlra-gauchiste La Montagne, pas de quoi s'inquiéter donc.
Croyez-vous !
Vous êtes pour le moins naïfs, voire inconscients !
Imaginez que de grands médias, toujours prêts à nuire au pouvoir en place viennent à s'emparer de l'info, comme Le Figaro ou TF1 par exemple ; même France2, ils en sont capables, vous prenez conscience de la catastrophe qui menacerait l'équilibre de nos institutions...Je tremble !
Puisque nous parlons de droiture et d'honneur, nous en venons naturellement à ...
la République exemplaire et irréprochable.
C'est dans Libération que j'ai trouvé cette info. Il semblerait que chez nous des "raisons" et des "intérêts" supérieurs fassent que la Loi cède le pas à la nécessité qu'il y a à venir en aide à des émirs nécessiteux.
C'est ainsi, se rangeant aux cotés du Prince, que le Sénat protège les économies et les chaumières de l'Emir du Quatar et de sa famille nombreuse... Allez jeter un oeil sur le lien en fin de note.
Tiens, à propos des mal-logés, que deviennent les campeurs du Canal Saint-Martin ?
Puisque nous parlons de Sarkozy, il est temps d'aborder...
Le Salon de l'Agriculture.
Etonnant et paradoxal, je vous l'accorde, eu égard aux événements des Antilles, mais je manque de punch !
En d'autres temps j'aurais suivi le discours inaugural du chef de l'Etat, pas aujourd'hui, pas envie, pas motivé... Si j'en crois l'encart, ça c'est bien pass, il n'y aura pas de préfet renvoyé aux champs.
Nous parlerons du Salon un autre jour. Tiens, nous en parlerons quand Chirac ira y faire son tour.
Pas mal de vaches l'attendent en rêvant du bon vieux temps le Chici , du temps où le président n'hésitait pas à leur mettre la main aux fesses !
A plus tard...
*** Les Murs de l' Emir.jpg***
***
16:09 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
20/02/2009
Antillais, Antillaises, Mes chers compatriotes...
...Je vous ai compris !

A la Pointe Saint-Mathieu (29)....Septembre 2008.
***
Quelques brèves :
Dans le désordre, comme ça me vient...
Affaire Colonna :
Le procès est ajourné pour complément d'enquête. La Justice s'essoufle, elle se donne le temps de souffler. Si aucun magistrat ne se casse une jambe au ski ce week-end, le procès reprendra lundi.
Justice toujours...
Honteux et scandaleux :
Le journaliste qui a balancé ses godasses sur Deubeulyou va être jugé.
C'est vrai, tout le monde l'a vu. Par deux fois il a manqué sa cible, mais est-ce qu'il mérite quinze années de prison, c'est cher payé pour une maladresse !
Rama ma grande, où es-tu, on ne t'a pas entendue, on ne t'entend plus !
Justice encore...
Pas trop joli-joli non plus :
Julien Coupat, l'ultra-gauchiste présumé innocent d'avoir peut-être mis des bouts de ferraille sur les caténaires TGV reste incarcéré. Qu'est-ce qu'on attend pour le fusiller ce salopard !
L'ancien préfet Marchiani, pas présumé innocent du tout a été gracié...Il pourra assister libre à son nouveau procès dans l'angolagate, et être à nouveau gracié si d'aventure il était à nouveau condamné. On dira ce qu'on voudra, mais ça sert les relations !
Autre chose :
Très inquiètant :
"Pour avoir la paix", les autorités pakistanaises acceptent que toute une région soit administrée par la Charia, ce qui en fait la livre aux talibans. Rappelons que le Pakistan, une République s'il vous plaît, est un "allié" de la coalition qui va rétablir la démocratie en Afghanistan...Revenez chez nous les gars, c'est pas sur le terrain qu'il faut faire la guerre, c'est dans les têtes, et les canons n'y rentrent pas.
Passons à l"affaire du jour.
Pas de deux, Biguine ou Tango ? laisse tomber, c'est une valse...hésitation.
C'était hier, Nicolas Sarkozy qui selon la formule consacrée "a repris le dossier de la Guadeloupe en mains" - Repris, l'avait-il donc déjà pris auparavant ?- a reçu les élus d'outre-mer à l'Elysée, en présence c'est notable de François Fillon.
Vous savez, François Fillon, c'est ce monsieur qui a rappelé vite fait le secretaire à l'outre-mer, Yves Jego, juste avant qu'il paraphe l'accord octroyant 200 euros au plus bas salaires. C'est ce qui avait mis fin aux négociations et durci le conflit.
Non, ce nest pas ce qui a tué un syndicaliste. Ce qui a tué un syndicaliste, c'est un coup de fusil tiré par un assassin, ne mélangeons pas tout.
Pas question que ce soit les contribuabes qui financent les augmentations de salaires aux Antilles il avait dit Fillon. Et le pauvre Yves de rentrer dare-dare la quueue entre les jambes pour une remontée de bretelles.
"Qui c'est qui qu'est the first minister of the King, hein !" s'était-il rajouté Fillon, comme ça, juste pour se faire plaisir.
Il a du se marrer Yves Jego à l'annonce des mesures Elyséennes.
Devinez en quoi consiste la trouvaille géniale du big boss ?
Oui, c'est bien ça. Hier soir en gros, Nicolas a accordé ce que lui, Yves Jego avait imprudemment proposé le 28 janvier dernier, à savoir rallonger les bas salaires de 200 euros. Et devinez qui paiera la note ? Oui, ce sont bien les contribuables qui financerons les augmentations de salaire aux Antilles. Si c'est pas une manière magistrale de conduire le char de l'Etat, c'est que je n'y connais plus rien. !
J'ai hâte de voir les acrobaties sémantiques, les pirouettes rhétoriques et les gros mensonges des conseillers du Prince dans leurs contorsions faux-culs, pour nous vendre la piteuse reculade comme l'avancée du siècle vers l'émancipation des Antilles et des Dom-Tom, à qui Nicolas Sarkozy, plus visionnaire que jamais offre un destin que l'homme noir de là-bas, plus chanceux que son frère africain saura peut-être saisir, et ainsi entrer dans l'Histoire...Tindindin !
Je repense à la cruauté de Nicolas envers François. Il est dur avec son premier ministre Nicolas. lui faire bouffer son chapeau trois fois par semaine, il va lui coller un ulcère au pauvre homme.
Je vous laisse le soin de découvrir dans vos journaux toutes les entorses qu'il y a au menu de ce Plan des Antilles", ainsi que les peaux de banane (sans cordérone) que Nicolas dans sa hâte à bien faire, a glissées sous les pas du Conseil Constitutionnel qui va avoir un sacré boulot pour faire coller tout ça aux principes de la Cinquième, la Cinquième dont nous reparlerons un autre jour, comme tous les jours.
Je suis trop bavard.
Ne soyez pas étonnés de voir sur ce billet les Marseillais prendre un but.
Hier soir, j'ai suivi à la fois le Match Marseille-Twente sur la Six, et sur la cinquante et un, un débat fort intéressant bien qu'il m'ait mis mal à l'aise.
Un débat autour du "Plan Sarkozy" pour les Antilles, débat au cours duquel j'ai vu et entendu en entier l'allocution du Chef de l'Etat, entendu et vu aussi les réactions des intervenants.
Cette émission avait lieu sur France O. Y étaient réunis des Antillais et des gens des Dom-Tom, tous noirs - n'y aurait-il que des noirs en ces terres lointaines ?-, et se disant de "la Diaspora" parce que vivant dans la région parisienne.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Nicolas Sarkozy qui s'adressait à "Ses chers compatriotes de Guadeloupe, de Martinique et de l'outre-mer" n'a pas changé beaucoup l'état d'esprit des gens assemblés dans le studio. Il est vrai que la plupart étaient des militants d'associations assez radicales quant au passé colonial et esclavagiste de la France. C'est d'ailleurs cette lourde insistance qui me met mal à l'aise.
Je conçois fort bien que les Antillais se forgent une identité à partir de cette Histoire, mais l'Histoire, leur Histoire qui est aussi la nôtre, c'est un livre dans lequel on lit le passé. Le lire au présent, pourquoi pas, mais il ne faudrait pas que ce livre du passé soit un obstacle dans l'écriture du futur...
En cela le discours du Chef de l'Etat offre une opportunité.
Qu'il l'ait entrebaillée par calcul ou par conviction, ou qu'il y fut contraint par les événements, peut importe. Il a déverrouillé la porte, les Antillais ne devraient pas refuser d'entrer...
Mais pourquoi donc Nicolas Sarkozy n'a pas fait l'inverse de ce qu'il a fait, il avait le temps.
D'abord traiter de la Guadeloupe et parler à tous les Français, pas seulement à "ses chers compatriotes" de l'outre-mer et seulement sur RFO, puis traiter son "Plan anti-crise"...
Les Antillais ont mal perçu cette "diffusion restreinte", ils l'ont dit hier soir, et je les comprends. Ils se sont sentis "mis à part", une fois de plus.
A plus tard...
***
PS: J'aurais aimé vous donner un lien vous permettant de visionner les cinq minutes de l'allocution de Nicolas Sarkozy, c'est intéressant, mais je n'ai pas trouvé.
MMU, au secours !
C'est Eliane qui a dégainé en premier.
*** Allocution de Nicolas Sarkozy sur RFO ***
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19/02/2009
Ils nous disaient César, Bonaparte ou Zorro...
...Raté ! C'est Winston qui est arrivé !

Ce matin sur mon plateau....
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Eh bien voilà, le "Sommet social " s'est déroulé sans incident notable. Ni blessés ni morts, sauf quelques illusions.
Je vous dois des excuses, j'ai avancé hier un chiffre de six ministres à cette réunion, ils étaient sept. Il fallait y rajouter François Fillon. Vous pouvez vérifier, il est ministre.
François Fillon ! A combien de chapeaux croqués et de couleuvres avalées en est-il le pauvres François ,
Souvenez-vous quand il défendait la politique de Sarkozy le jour de la motion de censure :
"Pas de changement de cap affirmait-il, ce n'est pas au gouvernement de faire des gestes !"
Ho François, "Je sème à tous vents deux milliards et quelques", c'est pas un geste peut-être ? Passons...
A rajouter aussi autour de la table, j'ai cru les voir, Claude Guéant et Henri Guaino, le secrétaire de l'Elysée, et le "Conseiller spécial" de Nicolas Sarkozy. Et, solidarité oblige, les pauvres étaient également à table, représentés par leur Haut Commissaire, Martin Hirsch.
Pour ce qui est du résultat de cette réunion, le résumé anticipé que j'en faisait hier est à peu près fidèle à ce qui fut annoncé. Pour l'essentiel d'ailleurs, on en connaissait les grandes lignes.
Je ne me permettrai pas de critiquer des mesures que pas mal de gens apprécieront sans doute, car pour beaucoup trop de nos compatriotes, quelques dizaines d'euros de plus par mois ou une bouée de quelques centaines peut les sauver de la noyade.
Ces mesures doivent donc être prises en considération.
Ainsi, un célibataire gagnant 1350 € net par mois sera très content de se voir exonéré des deux tiers de son impôt, idem pour pas mal de retraités. C'est pour 2009, et après ?
Mais ne comptez pas sur moi pour applaudir à ces "mesurettes" qui ressemblent plus à un soupoudrage soporifique pour endormir les grognons, ou à une pommade destinée à calmer le prurit dans les plus basses couches de la classe dite moyenne, à qui la crise peut-être, mais surtout la politique sociale de Sarkozy donne des boutons.
Le plan anti-crise de Sarko, un calmant oui, un remède non !
Pour résumer et illustrer ce "Plan anti-crise" de Nicolas Sarkozy, quoi de mieux que le dessin de Deligne paru ce matin à la une de La Montagne.
Admirez-moi ça :

C'est bien vu non !
On ne le dira jamais assez, un bon dessin vaut mieux que tous les discours !
...
Là où je me suis planté, c'est au sujet de l'allocution du Chef de l'Etat aux 20 heures des grandes chaînes.
Il est chez lui à la télé Nicolas ! On nous le sert en documentaires, en reportages, en exclusivité et en live, le voilà maintenant en différé. A ce train là on va bientôt avoir droit aux rediffusions et aux best offs ! D'ailleurs ce soir, après son entrevue avec les élus des Antilles, il nous refait le coup de la déclaration sur RFO.
Il reste muet sur les Antilles pendant un mois, et maintenant, voilà que ça urge !
Une allocution de huit minutes hier soir, pré-enregistrée faut-il préciser, ce qui à mon goût n'est pas à la hauteur de la situation. Il me semble qu'une conférence de presse eut été mieux appropriée, et pourquoi pas, une conférence de presse commune avec les principaux intervenants de cette réunion, mais je rêve.
Cette courte allocution lâchée comme ça en toute hâte, ça m'avait tout l'air d'une dérobade, une fuite presque. Un aveu d'impuissance à tout le moins.
Oui je me suis planté. Je vous annonçait le énième numéro d'autosatisfaction de l'Omnipotenti et Mini-potentat, eh bien non !
Certes, l'enregistrement qui permet retouches et reprises -trois prises pour le sac de riz de Koucner en Somalie- permet aussi d'écrémer les "moi je " surnuméraires et superflus. mais Nom de Dieu que ce fut sobre ! Sobre et sombre, pas "du sang et des larmes", mais pas loin !
Si ce n'avait été Sarkozy sur mon écran, j'aurais presque pu voir un Président. Hélas, une fois de plus hélas, c'était bien lui !
Dans un clip monté à la hâte en co-production avec Guaino, pas au mieux de sa forme Henri, nous fut offert :
"Moi, Nicolas Churchill, je vous ménerai à la victoire !"...Ouais...
Rien qui m'ait impressionné dans le discours. L'affirmation réitérée du capitaine bien campé sur le pont, "Elu pour prendre en charge les problêmes et proposer des solutions" ne passe pas la barre chez moi.
La seule fois où j'ai vu Sarkozy sur un bateau, c'est l'équipage qui était à la manoeuvre. 
C'est une chose de tourner en rond sur La Paloma de Bolloré par beau temps. C'en est une autre que de piloter l'Abeille Flandre, et de remorquer jusqu'au port le bateau France en détresse.
Pour surfer en Crête et caboter sur la Mer Egée,il est parfait Nicolas. Mais pour la forte houle et la haute mer, je le sens un peu léger....
A plus tard.
***
PS : Demain, sauf tremblement de terre dans les Combrailles, ou coup d'Etat de Mélenchon-Besancenot, je me remets en Cinquième...
15:04 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
18/02/2009
Crise et Chuchotements...
...Cet après-midi on cause, ce soir il parle !

...Du coté de Locronan (29), une jolie chapelle...
***
Nous sommes le mercredi 18, c'est un jour important. Il nous faut donc en parler.Mais auparavant, c'est important aussi, je tiens à réparer une grande injustice, une de plus dans ce monde cruel.
Parce que des événements ont mobilisé les médias sur des sujets plus audimatement importants, genre grèves en Guadeloupe ou élections en Israël et Open Gaz de France, bravo Amélie, un événement considérable est presque passé inaperçu.
Je m'en voudrais de ne pas faire ne serait-ce qu'un geste pour saluer ainsi qu'il convient le dévouement dont fait preuve Madame Trois, qui dépense sans compter et se donne corps et âme à une grande cause- car c'est une grande cause - la lutte contre le Sida.
Je vous mets donc ici le scan d'un article du "Canard enchaîné" .
Lisez et dites-moi si nous n'assistons pas là à la version au feminin de :
"La Présidence de la République, c'est une ascèse..."
En effet !
j'espère avoir redonné à l'action de Carla Bruni-Sarkozy, l'ambassadrice du fonds mondial de lutte contre le sida, l'importance qu'elle mérite, et corrigé un peu l'injuste occultation médiatique dont elle fut victime.
....
Je viens d'apprendre qu'un syndicaliste a été tué en Guadeloupe où la situation s'aggrave . Des jeunes ont tiré sur les gendarmes.
N'ayant pas vocation à mettre de l'huile sur le feu, n'ayant pas non plus l''intention de mettre sur le dos du gouvernement actuel, donc de Nicolas Sarkozy soixante ans de politique clientéliste paternaliste et quasi colonialiste, je me garderai de commenter davantage sur le sujet. Je ne m'interdis rien, mais j'observe une trêve.
Simplement, je souhaite que ceux dont c'est la charge et le devoir d'en trouver, trouvent des solutions, et remettent de l'égalité républicaine dans ces terres lointaines.
Je n'aborderai pas non plus le procès d'Yvan Colonna. Que pourrais-je dire de plus que ce que vous entendez et lisez dans les médias...Là aussi, je me donne le temps de la réflexion.
Vous avez raison, je vieillis...
Parlons du "sommet Social".
C'est donc cet après-midi que Nicolas Sarkozy, on oublerait presque que six ministres l'accompagneront, recevra les syndicats, syndicats représentatifs des salariés, des cadres et du patronat.
Cette réunion était prévue depuis longtemps, mais les circonstances, crise et manifs du 29 janvier font de ce rendez-vous, présenté dans les médias comme une "Réponse de Sarkozy à la crise" un événement à nul autre pareil.
Le chef de l'Etat a tracé les grandes lignes de ses "propositions". On connaît aussi la position des syndicats qui réclament grosso-modo une relance par la consommation, traduisez augmentation des salaires, ce dont ne veut absolument pas le patronat, pas plus que l'idée des trois tiers, idée déjà géniale dans les années soixante, un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour l'entreprise, un tiers pour les salariés qui a l'époque s'appelaient des travailleurs...
Bref, tout est réuni pour un magnifique dialogue entre trois sourds, et pourtant, à vingt heures vous entendrez le chef de l'Etat vous expliquer que la réunion dont il a initié la tenue et conduite avec brio, grâce aux mesures qu'il a proposées et que ses interlocuteurs non pas subjugués, faut quand même pas déconner, mais un rien admiratifs, bien que divisés sur bien des points, ont du convenir que ses solutions étaient les bonnes, etc.etc. Bravo, ouf, et vive la France !
Il y a fort à parier que les portables ont chauffé depuis le 29 janvier. Les conseillers de l'ombre et Sarkozy lui-même se sont activés auprès des syndicalistes et des partenaires sociaux.
Dire que tout est ficelé d'avance serait sans doute exagéré, mais le menu est connu de tous ceux qui vont se mettre à table. Chacun sait déjà ce qu'il a obtenu, et ce sur quoi il obtiendra peut-être, à condition qu'il lâche un peu sur autre chose...La pièce a déjà été répétée en individuel, elle sera rejouée en réunion cet après-midi. Les applaudissements sont enregistrés depuis un bon moment.
Au fait, Nicolas Sarkozy se produit ce soir à la télé. Il connait donc dès à présent le résultat de la réunion...avant qu'elle ait eu lieu, et il sait combien de temps elle va durer. A moins que...
Imaginez que la réunion traîne un peu. Dans ce cas, ce serait un enregistrement qui serait diffusé aux 20 heures. En réunion et à la télé en même temps. Visionnaie et ubiquiste, il est fort Nicolas !
Demain sans doute les syndicats unis avant la réunion vont se trouver pas mal de désaccords, Laurence Parisot mettra un joli pull et paraîtra moins fripée, rien dans les accords qui l'aura trop froissée...
Le menu peuple accueillera sans déplaisir les miettes qui lui permettront de passer un cap difficile en attendant le prochain coup dur, les chroniqueurs n'en finiront pas de décortiquer les retombées positives, forcément positives, pour l'emploi et la croissance de la vraie fausse non augmentation du Smic et du coup de pouce aux allocs, ceux qui ne payaient pas l'impôt seront grandement soulagés d'apprendre qu'on n'augmentera pas la TVA, les Pdg et les grands patrons se feront plus petits, heureux et satisfaits d'avoir sauvé leurs bonus et leur parapluie fiscal. Des financiers que nous ne connaissons pas se réjouiront d'avoir à prêter du bel et bon argent à l'Etat pour financer ses beaux et bons déficits en pleine croissance.
Ce mercredi 18 février, bonne fête Bernadette, bonne fête Maman, sera un des grands jours de cette année 2009, et qui sait, une journée historique dans notre siècle...
A plus tard...
***
PS: Plus tard aussi la Cinquième...
14:17 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17/02/2009
Après la "République des copains et des coquins"...
...Les copains du coquin dans la République...

Bouche bée devant la Baie...La Baie de Douarnenez en septembre 2008...
***
Un petit tour des principales infos, ça vous va ?
La dernière minute est souvent la plus dure.
Pourtant ils y ont cru, moi aussi, bien installé dans mon fauteuil, devant Eurosport.
Tout n'allait pas si mal, bien qu'un premier coup dur ait jeté un, sacré froid dans le Stade Montpied. Un but encaissé à la onzième minute du match.
Mais très vite, les gars du Clermont-Foot se sont ressaisis. Mettant deux defenseurs dans les choux et bien servi, Poté l'auvergnat remit à la quinzième minute la pendule à l'heure .
Un partout, tout redevient possible. Les deux équipes se livrent mais ne se délivrent pas. Un match solide, équilibré. Rien de spectaculaire, quelques beaux gestes individuels, et pas de mauvais gestes entre joueurs qui se respectent.
Ils ont pas mal souffert les Clermontois devant des Lensois venus au Montpied pour gagner et conforter leur place de leader, mais à la fin du temps réglementaire, ils tenaient le petit point du match nul qu'ils méritaient largement...Cinq minutes de temps supplémentaire...C'est là que se fait la différence entre une bonne équipe, et une équipe plus grande.
Pour les Clermontois, c'est fini, ils tiennent leur match nul, c'est mieux que rien. On se relâche , dans les têtes on est déjà aux vestiaires, sous la douche...La douche, elle arrive, froide la douche ! A la quatre-vingt treizième minute, une attaque, un trou dans la défense, le goal gaulois sauve un premier coup, et le ballon se sauve vers la ligne de touche qu'il ne trouve pas...Aïe aïe aïe ! Centre, reprise que le goal des gaules rate, But ! Deux à un pour Lens, la messe est dite, les Pierrettes auvergnates soudain trouvent les poteaux laids...Adieu beau match, le coach sent ses larmes couler.
J'éteins la télé, je sors Olga, il neige un peu, à peine, c'est encore l'hiver.
Les grands espaces ne sont plus ce qu'ils étaient.
Je ne dirai rien de la mise en orbite du satellite iranien. Qu'un pays aussi arriéré que l'Iran puisse lancer dans l'espace un satellite islamique à l'aide d'une fusée dont le dernier étage est encore plus obscurantiste que les précédents, je suis d'accord avec vous, c'est proprement scandaleux !
Comment se fait-il que ces gens montrés du doigt que l'on nous a dépeints comme même pas sortis du moyen-âge soient capables d'entrer dans le top 10 des nations capables de fabriquer et d'envoyer des satellites sans passer par Kourou.
Je ne m'étends pas plus, j'ai dit que je ne dirai rien, mais si on les laisse faire, ils pourraient fabriquer une bombe atomique.
Heureusement, le Pakistan n'est pas loin pour équilibrer, ça rassure.
Non, ce n'est de pas la percée des Perses sur la route de l'espace dont je voulais vous entretenir, mais de l'espace tout court qui rétrécit à vue d'oeil.
D'abord une collision entre deux satellites, un Américain et un Russe , on ne sait pas lequel des deux a grillé la priorité à l'autre, mais ils sont foutus tous les deux !
Et maintenant les sous-marins qui s'y mettent, un Anglais contre un des nôtres, un vrai coup de Trafalgar !
Tu veux rêver d'immensités et d'espaces infinis toi, après des coups pareils, tu ne peux pas faire un kilomètre sans t'entraver dans un tas de ferraille !
Je viens d'avoir un flash terrible.
Le satellite iranien qui bouzille un satellite israélien...Braouuuummmm !!!! L'horreur !
Le procès d'Yvan Colonna.
Plutôt que de blablater sur un sujet dont je connais trop peu de choses sans courir le risque de raconter n'importe quoi, je vous mets en fin de note le scan d'un article de La Montagne, article qui traite des derniers rebondissements de l'affaire.
Les Antilles...
Attendons un peu, laissons décanter le bouillon. Voyez ce qu'en dit Plantu:

Dessin offert par Marc....
***
Quitte à blablater, autant le faire sur notre Cinquième République. Je l'ai un peu abandonnée ces jours-ci.
...
Chaque président a eu son style, le style c'est l'homme dit-on.
De Gaulle fit pas mal dans la grandiloquence, il avait la prestance et un passé qui le lui permettait. Son style fut et restera inimitable.
Pompidou paraissait plus bonhomme, en apparence seulement, car le bonhomme n'était pas bonasse, loin de là. Puis il fut très malade.
Giscard chuinta la modernité tout en étalant son aristocratie de pacotille. Dînant chez l'habitant de façon cavalière, il était très à cheval sur le protocole au Palais. Style hobereau Valéry hobereau polytechnicien, mais habereau, hobereau mondain.
Mitterrand fut distant et insaisissable, certains le surnommèrent le sphinx. Insaisissable et secret, à se demander si ses ministres et ses conseillers, bien que certains affectassent de l'adorer, n'en avaient pas la trouille.
Il est vrai que dans sa période Dracula, avant qu'il ne se fasse limer les ratiches, bien peu se vantèrent de lui avoir demandé l'heure. Avait-il une montre d'ailleurs, il arrivait toujours en retard à ce qu'il paraît. Il fut quand même le seul à boucler deux septennats en deux cohabitations, trois avec Rocard, et un cancer. C'est un record à battre.
Tout autre style que celui de Chirac. Il se délectait des bains de foule, entre deux séjours dans des palaces exotiques, il reprenait des forces en touchant le peuple. Il avait belle allure ma foi.
Là où il donnait sa pleine mesure, c'était dans l'exercice agricole. N'eut-il, de par la volonté du peuple été élu par deux fois et en sept cinq à la Présidence, cet homme serait sans doute devenu un maquignon hors pair ! Il touchait à merveille le cul des vaches qui le lui rendaient bien...
A propos, c'est bientôt le Salon de l'agriculture, vas-t-on célébrer l'anniversaire du célébrissime "Casse-toi pauvre con !" qui donna à l'actuel hôte de l'Elysée une touche canaille en diable.
C'est lui, Nicolas Sarkozy qui m'a inspiré le titre du billet :
"Après la République des copains et des coquins...Les copains du coquin dans la République."
Ce titre m'est venu en lisant ce matin le parcours exemplaire et irréprochable de XBB . Xavier Bouboule Bertrand, ministre de Chirac, porte-parole de campagne de Sarkozy, re-ministre, aujourd'hui secrétaire général des Umpes qui retrouve son siège de député à l'Assemblée...Copé est aux anges !
Bien que n'étant plus ministre, XBB fait toujours partie du G7, les ministres favoris de Nicolas.
Jamais vu un pareil mélange des genres au cours de toute l'histoire de notre Cinquième.
Le style de Sarkozy, c'est le style "Brasse bouillon".
Nous parlerons de lui une autre fois, c'est l'heure de la soupe !
A plus tard....
***
Le scan de l'article de La Montagne :
***Refus du renvoi.jpg***
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