31/01/2009
Grâce au Service Minimum...
Tout a bien fonctionné, la preuve :

Les bonnes oeuvres de Madame Trois n'ont pas été perturbées.
***
Un peu de repos ne nous fera pas de mal.
Pensons à ceux qui n'ont plus de RTT, et qui demain Dimanche se rendront à l'usine au lieu d'aller flâner chez Darty, dans les boutiques Louis Vuitton et Chanel, ou chez Babou...
Penser à eux ne veut pas dire que nous refusions de nous distraire, de nous cultiver, et de soigner notre corps.
C'est pourquoi je vous invite à consulter ce lien. Merci Marc.
*** Tous en forme ***
Bon week-end, et à plus tard...
***
Information:
Certains d'entre vous ont pu se demander de quoi voulait bien parler mmmu dans ses commentaires.
Voici l'explication.
Merci à lui pour ces précisions, c'était une fausse alerte, tant mieux.
Pas besoin de faire bouillir les Chroniques avant dégustation, pas de virus, elles sont clean, même si pour certains elles sont parfois dures à digérer...
***
13:07 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
30/01/2009
Dites-moi Guéant, est-ce une révolution ?
... Non Sire, juste une protestation.

Matin clair sur le Puy de Dôme (28/01/2009)
***
Commençons par sourire.
Vous avez entendu parler de la motion de censure, peut-être avez-vous suivi, non pas les débats, mais les déclarations de chacun des orateurs des groupes parlementaires.
Pour ma part, j'ai surtout retenu un lapsus révélateur de François Sauvadet, un des anciens lieutenants de Bayrou qui a rajeuni d'un coup en transformant l'ancien Centre un brin querelleur en Nouveau Centre bien sage à la bottine de Sarko.
Durant son quart d'heure brosse à reluire, François, tribun hésitant, massif et central, tout affairé à dire le bien du plan de relance du patron, ému sans doute et proche de l'orgasme le tendre costaud, bredouillant quelque peu son texte, laissa rouler cette perle :
"...Grâce à ce plan, les Français repartiront avec de meilleurs soucis."
Ah oui c'est sûr, tu l'as dit François !
Au hasard de mes zappings internautiques, j'ai attrapé dans l'oreille, toujours à propos du plan de relance, du PS cette fois, ou du programme peut-être, aucune importance puisque ni l'un ni l'autre n'ont la moindre chance de voir le jour avant longtemps, attrapé dis-je cette musique :
" Leur plan est obsolescent..."
Fî et diantre, et nous qui nous plaignions de ce que notre belle langue desertât le débat politique.
Merci Roselyne, vous l'auriez deviné, mais je vous le précise, c'est Roselyne, qui, dans l'écrin de sa bouche pulpeuse et sensuelle nous offre ce petit bijou.
Obsolescent, vocable trop souvent oublié, qui rendrait presque glamour le plan anti-austérité de l'austère Martine...
Mais ne faut-il pas craindre que Roselyne se ringardise en usant d'un langage obsolète ?
Elle est habile la coquine, elle s'est montrée auparavant résolument moderne, en souhaitant à Martine de "se casser la gueule".
Puisque nous parlons de plans, il est tout naturel d'en venir à l'ami de Rantanplan.
Hier matin, Fredo arrosait les réverbères sur LCI. A propos du plan du PS, il a jappé :
"Il faut arrêtez la démagogie !"
Mais faites donc monseigneur, dans le caniveau de préférence !
***
Mais que veulent tous ces gens ...

... qui sifflent sous mes fenêtres ?
***
La Question du Jour :
"Nicolas, as-tu vu des grèvistes hier ?"

On peut penser que la forte mobilisation d'hier va obliger Nicolas Sarkozy à moduler quelque peu la sacro-sainte "réforme".
J'attends avec gourmandise la manière dont son équipe pléthorique de conseillers, passés maîtres dans l'art de la rhétorique, va maquiller ses piètres reculades pour en faire d'audacieuses avancées.
Avancées nous diront-ils les conseillers dévoués, souvenez-vous, que Nicolas Sarkozy était le seul à proposer pendant la campagne 2007...Mais si voyons, rappelez-vous, en 2007, si on vous le dit !
Les fins observateurs que vous êtes ont déjà remarqué la volte-face -une de plus- dans le discours.
Je n'ai pas fait le compte des "changements", de pied de cap et de ton depuis le début du quinquennat, mais Marianne a du mal à suivre dans sa valse à mille temps le cavalier que lui ont offert les Français, qui a 85% en 2007,...les réformes, tout le bordel etc. etc.
N'allons pas chercher, amers avec les dents jusqu'au "travailler plus pour gagner plus", ni surtout pas "Ensemble tout est possible".
Nous ne sommes plus en croisière people sur La Paloma de Bolloré, nous sommes dans les cales du Titanic, et bousculés par la tempête, nous venons d'éperonner le Radeau de la Méduse.
Ce n'est donc pas le moment de pinailler sur des détails. Les Français sont inquiets, Nicolas les comprend.
Leur inquiétude est "légitime", il les a entendus. C'est un sacré camouflet pour les quelques observateurs mal intentionnés qui le disaient autiste !
Nous pouvons être rassurés. Le président des umpes ne voient pas les manifestants et les grévistes, ou s'il en voit c'est de la faute d'un prefet incapable, mais il entend.
Le principal enseignement qu'il faut tirer de la journée d'hier, c'est : "Nicolas Sarkozy n'est pas sourd !" C'est une bonne nouvelle.
Prenons ça comme le premier bulletin de santé que Sarko candidat avait promis de publier régulièrement. Plus que de les entendre, il sait bien mieux que personne ce qui les tracasse tous ces pauvres gens. C'est la crise, la terrible crise que personne n'a vu venir, ses ministres et lui non plus d'ailleurs, souvenez-vos :
"Grâce aux réformes, nous sommes bien mieux armés que nos voisins pour faire face à la crise, notre économie sera épargnée, notre industrie aussi. Il faut accélérer les réformes !"
C'était le discours tenu par Sarkozy et sa ministre des finances. Moins de six mois plus tard, patatras, la cabane tombe sur le chien. " ce sera très très dur, mais je suis là, faites-moi confiance. Un coup de G20, je sauve l'Europe, attendez-moi je reviens avec des réformes plein ma besace...Nicolas c'est Noël, n'oublies pas les pauvres banquiers..."
C'était hier, nous sommes déjà demain, ce 29 janvier c'est un jour de trop dans un agenda déjà bien chargé.
Je vous l'ai souvent dit, je le répète. Le président des Umpes est un homme très intelligent, et c'est un politique habile et redoutable. Il maîtrise à merveille l'art du : "Nous sommes dépassés par les événements, affectons d'en être les maîtres."
Un ou deux millions de travailleurs qui défilent, probablement autant sinon plus qui d'une manière ou d'une autres ont marqué leur solidarité avec eux, une majorité de ces gens pestent contre la politique du gouvernement, donc contre Sarkozy, et lui de s'abriter derrière cette crise bien commode pour faire oublier ses promesses et son incapacité à les tenir.
Sans compter les habituelles ficelles et artifices pour donner le change...
- Dites-moi Guéant, il nous reste des fumigènes ?
- Oui Nicolas. Tenez, ça devrait suffire.
- Génial Claude, un deuxième EPR ! Avec ça je suis tranquille pendant au moins quinze jours !
A plus tard...
***
Décidément, j'ai pillé La Montagne. Voici d'abord, dans un souci de pluralisme une interview entre deux personnes assez opposées :
***Duel au sous-sol.jpg***
***
Je vous invite aussi à lire l'édito de Daniel Ruiz que je ne vous présente plus :
***Chiffon Rouge.jpg***
***
14:49 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29/01/2009
PAR SOLIDARITE...
...Et pour toute la journée,

***
08:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28/01/2009
Posons la lorgnette, puis...
... Avançons, en creusant un peu...

J'ai gagné le bâton de commandement, je le garde !
***
Pour éviter à ceux qui n'aiment pas perdre leur temps d'avoir à se farcir un billet «sérieux», du moins un billet écrit sur un sujet qui l'est sérieux, nous allons dés à présent évacuer le coté pamphlétaire, et la pique gentiment outrancière sans lesquels les Chroniques ne seraient pas ce qu'elles sont.
La Phrase du jour :
«Lorsque le Prince montre son nombril, les sages et les fous regardent le leur.»
Enchaînons avec :
La Vacherie vaselinée du jour :
Toujours à propos d'un des événements majeurs de la semaine dernière, événement dont les échos n'en finissent pas de secouer le microcosme, une vacherie en forme d'hommage à Roger dont l'habileté n'échappera à personne.
La révélation qu'il fit dans un ouvrage, ouvrage dont le titre initial, «J'ai mordu mon traversin.» parut un peu trop avant-gardiste à l'éditeur, et qui, admirable œuvre littéraire soyons-en sûrs , ayant probablement le même succès, trouvera toute sa place à coté ou en dessous de «Témoignage», dans toutes les bonnes bibliothèques.
«Mes quatre vérités», par Roger, marquera ce début de siècle, puisqu'étant le point de départ d'une libération des mœurs comme jamais on n'en vit depuis l'antiquité grecque.
Il nous faut admirer la subtilité de la manœuvre, qui, parce que c'est mérité, sera citée dans l'amphi de Science-Po en exemple de stratégie électorale, et qui, je vous l'affirme, entrera dans les annales...Bref, voici la chose :
«Saluons la méthode innovante et audacieuse de Roger : parler de son cul pour conquérir un siège !»
Voilà c'est fait, passons à autre chose.
Si, encore un truc. En fin de billet, à l'intention des rigolards droitiers qui, avec de bonnes raisons de le faire d'ailleurs , se sont gaussés des palinodies et du burlesque de la gauche maladroite au Congrès de Reims, j'ai mis pour eux un lien qui éclaire d'un jour nouveau la « Démocratie exemplaire et irréprochable », si fort proclamée par ces messieurs-dames de la majorité.
C'est d'ailleurs le sujet du jour, la Démocratie, et la République... Très loin d'être irréprochables, et malheureusement, à plus d'un titre, exemplaires d'une dérive qui menace nos institutions et, à travers elles, nos libertés...
***

C'est un article collector, il ne durera pas longtemps.
***
Je n'ai pas l'intention de me lancer dans une carrière de constitutionaliste, je ne vous infligerai pas un mémoire savant étoffé d'articles de lois ou de décrets.
Je me contenterai de vous livrer ma propre analyse, très limitée sans doute, mais qui vaut bien les assertions et déclarations péremptoires , parfois plus que limite de pas mal de personnalités qui, sans vergogne, nous assènent leur argumentation partisane, se réclamant bien souvent « des français », en prenant bien soin de ne pas leur demander leur avis.
Nous avons fêté l'année dernière le demi-centenaire de la Constitution qui régit notre République, cinquième du nom depuis que la France vit en République.
Nous laisserons de coté les périodes où la République enfanta des royaumes et des empires, c'était il y a longtemps, c'est aujourd'hui du domaine de l'histoire.
Je ne suis pas historien, je limiterai donc mon exposé à la seule période dont je me souviens, à la seule période inscrite dans ma mémoire.
Ma mémoire est excellente, j'ai encore sur le palais le goût du lait que faisait distribuer Mendès-France dans les écoles en 1956. A cette époque, les vaches étaient traites à la main par des citoyens de la IVème République.
C'est le Président et les ministres du Conseil qui gouvernaient la France, le Président de la République s'occupait surtout d'arroser les Chrysanthèmes ou d'autres trucs qu'à l'occasion il inaugurait. Ne soyons pas cruels, le Président n'était pas juste une Reine d'Angleterre à moustaches et lorgnons, il était aussi le gardien et le garant des institutions, le symbole et le témoin de la continuité de l'État.
Les lois se faisaient et se défaisaient au Parlement où résonnaient parfois, comme un écho la voix des grands tribuns de l'histoire, Jaurès, oui, Jaurès, Clémenceau et beaucoup d'autres...On nous dit aujourd'hui que ce régime était mauvais, parce qu'il ne permettait pas à la « majorité » de conduire « sa » politique.
On ne nous dit pas, justement parce qu'il rendait les majorités fragiles, que ce régime -peut-être ? - les incitait à plus de sagesse, à moins d'arrogance.
Il est vrai qu'à l'époque le métier de ministre s'apparentait fort à un emploi précaire. Pourtant, il y en eut de bons...
Est-ce parce qu'à l'époque où je suis né, il n'y avait pas de Président de la République, mais seulement un Chef de Gouvernement provisoire, que depuis le 16 mai 2007, je me sens frustré de ce que l'homme élu à la tête de l'État, n'acceptant que la charge et refusant les devoirs, plutôt que de faire honneur à ceux qui l'ont choisi, ait préféré rester le président d'un seul parti et d'un seul clan, le sien, privant ainsi la République et les Français du Président auquel légitimement ils ont droit.
Comment se fait-il qu'en un peu plus d'un demi-siècle, nous en soyons arrivés là...A qui la faute ? Nous essaierons de comprendre.
A plus tard...
***
L'article promis en début de note, on pourrait le titrer : « La poutre dans l'oeil du voisin », ou « Balayez devant votre porte »...
Scanné dans "Le Canard" de la semaine dernière :
***Vote Transparent.jpg***
***
15:48 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27/01/2009
Bon sang, de tous les cotés...
...ça souffle et ça saigne !

Il fait la gueule le gamin, il voulait en tuer huit !
***
Un chroniqueur d'importance consacrerait son billet aux grands sujets du jour, ils ne manquent pas cette semaine.
Parler du Président noir par exemple, qui de but en blanc rend verts de rage les nostalgiques de Bush- si si, il y en a !- et qui voudrait remplacer les Humvees par des twingos, s'associer avec les Chinois et les Indiens – pas ceux qui restent sur la réserve en rêvant des bisons disparus, non, mais des Indiens de là-bas, de New-Dehli, dont la fumée et toutes le saloperies qui vont avec donnent le signal qu'il faudrait peut-être se bouger le cul pour faire autre chose que des parlottes.
Je pourrais aussi lâcher mon clavier sur la grève de jeudi, mais il faut d'abord attendre avant de savoir si quelqu'un la verra, nous verrons.
Il me faudrait aussi parler de cette tempête, c'est chez nous, et ça fait mal.
Nous ne sommes pas au Bangldesch, espérons donc que la solidarité nationale jouera à fond pour panser autant que possible les plaies de ceux qui vivent dans les départements touchés.
Juste un mot. Comme toujours, dans les catastrophes naturelles, telles cette tempête, ou celles qui le sont un peu moins naturelles, comme les incendies ou les inondations, on focalise beaucoup sur les dégâts causés aux personnes et aux biens, puis très vite, on oublie les autres dégâts, ceux causés à la nature.
Dans six mois, il est probable que les toitures arrachées et autres dommages sur le «bâti» auront disparu, et qu'à part ceux qui ont vécu de sales moments - n'oublions pas que des gens sont morts -, plus grand monde ne parlera de la tempête.
La principale victime de cette tempête, c'est la forêt landaise. Que fera-t-on pour elle et pour ceux qui en vivent ? Il est encore un peu tôt pour le dire...
Je laisse, pour l'instant, aux éditorialistes et chroniqueurs de talent le soin de vous éclairer sur ces grands sujets. C'est leur métier de le faire, il en est quelques uns qui le font bien.
Je vais donc consacrer cette chronique à de moins nobles sujets.
Pour l'illustrer, j'ai fait un en-tête montage avec des articles parus dans La Montagne d'aujourd'hui. Mais auparavant, et avant d'oublier:
La Parole Méprisante du Jour :
On la doit à Valérie Pécresse, qui n'est plus secrétaire -ajdointe des Umpes.
A Christophe Barbier qui lui demande sur LCI :
«François Bayrou votera la motion de censure, qu'en pensez-vous ?»
La blonde personne, dans une moue dédaigneuse :
«Pour moi, c'est un non-événement.»
Dans la foulée, décidemment elle est en forme Valérie, nous lui devons aussi...
La Phrase Comique du Jour :
L'inévitable question... Ses yeux pétillent de malice et il rit dans sa barbe Christophe :
«Roger Karoutchi, votre adversaire aux régionales a révélé son homosexualité...Blablabla et blablabla...»
La blonde et lisse part en vrille dans une envolée dont je ne vous livre que l'essentiel...
«Oui, Roger, c'est son choix, a décidé dans un souci de vérité etc...Blablala...»
Bref, ce que tout le monde sait et rabâche à l'envi, de dévoiler ce que tous les politiques et journalistes savaient depuis longtemps et dont tout le monde ou presque se moque éperdument, à savoir, j'interprète :
«Roger ne regarde pas le doigt quand une folle lui montre la lune.»
Très bien. Mais le pompon, le voici :
«Roger Karoutchi et moi, nous formons un couple !»
Un couple au sein de l'Umpe certes, mais un couple quand même. Feront-ils un petit (dans le dos) neveu à Zohra ?
Revenons un instant sur le montage d'en-tête. Après la Saint-Cochon allez-vous me dire :
"Crabillou, tu hémoglobines à nouveau grave en taillant une bavette (facile !) au sujet des abattoirs."
J'admets bien volontiers qu'à la vue du bandeau on pourrait se méprendre, mais il n'y a là rien de sanguinolent, et je vous prierais donc de chasser de votre esprit les images de boeufs égorgés par des tueurs aux rouges tabliers.
Pensez plutôt aux avantages que pourraient tirer nos écoliers de l'exemple donné par le jeune franco-mexicain, Michelito l'ange de onze ans, qui au lieu de faire l'école buissonnière aide sa famille à mieux vivre, et leur ramène de la viande du boulot. Heureux parents !
Monsieur Darcos devrait y penser. Pourquoi ne pas, pour la rentrée prochaine, d'abord faire lire dans les écoles une lettre d'El Cordobés, et envoyer ensuite les gamins en stage aux abattoirs dès la sixième, au lieu d'attendre qu'ils aient l'âge de s'engager pour l'Afghanistan.
Coïncidence probablement, mais la Cour Pénale Internationale de La Haye, l'autre pays du fromage, juge un chef de guerre congolais, Thomas Lubanga.
Pas si ban que ça le gars, il enrôlait des "enfants soldats".
Et si ce jugement de la CPI faisait jurisprudence contre ceux qui exploitent les "enfants toréros" ?
Terminons dans la bonne humeur.
Toujours taquin le Fredo !
Ce n'est pas sans malice, que deux jours avant une grève invisible, l'ineffable Frédéric Lefebvre nous a encore gratifiés d'une déclaration dont il a le secret.
Cette déclaration, comme pas mal des précédentes, vous portera bonheur si vous marchez dedans du pied gauche.
Bien sûr, la ficelle est grosse, mais il y aura bien toujours quelqu'un pour mordre à l'hameçon, et partir à fond la caisse sur ces -salauds -de -grévistes -qui -prennent -la -France -en -otage -etc. et ces terroristes de syndicalistes de Sud qui viennent jusqu'à la Gare du Nord déchirer vos billets et foutre la merde dans vos bagages...Aux arbres citoyens ! Qu'il tempête le Fredo...
Mais Nom de Dieu Renaud, remettez-lui sa muselière !
A plus tard...
***
Pour ceux qui seraient intéressés par l'article de la Montagne sur les abattoirs, vous pouvez le consulter en suivant ce lien:
***Abattoirs.jpg***
***
14:50 Publié dans Les échos du chenil. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26/01/2009
En Septembre 2007...
...Pas si loin que ça finalement.

***
En septembre 2007, je commettais une note intitulée :
"Interchangeables...Mais sans aucune garantie !"
Je vous la ressers aujourd'hui, à peine remaniée, mais dans un format me semble-t-il d'un meilleur confort pour la lecture.
Notre Temps n'a toujours pas répondu à mes courriels, et je commence à me lasser.
Mon blog sur Blog50 est donc toujours « ratatiné » dans un format qui rend non pas illisibles les notes, mais pénibles à lire, pas sur les sujets traités, elles l'étaient déjà pénibles pour certains, mais sur la présentation.
Cette note faisait suite à l'interview de Nicolas Sarkozy par Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot. Pour celles et ceux qui ont de la mémoire, il est intéressant de voir les mêmes personnages en septembre 2007 et aujourd'hui.
La gloire est éphémère, vaut-elle qu'on lui sacrifie tant ?
***
Le billet de septembre 2007 :
Tout d’abord, pour ne pas l’oublier, je tiens à saluer quelques uns de mes plus lointains visiteurs, et remercier tous les autres.
Je vois souvent, sur mon compteur de visites, la trace du passage de gens qui, du Brésil, du Canada, d’Australie, du Sénégal, de Chine, du Maroc, de Tunisie, d'Algérie, du Cameroun, d'Israël, du Liban.... et récemment d’Indonésie et du Congo, me font l’honneur de visiter mon blog.
Qu’ils sachent que je serais très heureux s’ils me laissaient un commentaire, ou mieux, qu’ils m’envoient une note que je glisserai avec joie dans « Le Coin du Visiteur ».
Je salue tous particulièrement mes amis d’Arlington aux USA, les valises doivent être prêtes !
Mais parlons d’autre chose.
Je n’ai pas assisté à la représentation offerte Jeudi soir sur France2 et TF1 aux 20 heures de ces deux chaînes.
D’abord parce que le soir je regarde la Télé pour me distraire, et ensuite parce que les spectacles de cruauté et de violence me répugnent. Aussi il faut le dire, parce que Sarko matin midi et soir, tous les jours, encore et toujours, ça commence à me gonfler grave, et j'ai l'impression que je ne suis pas le seul.
Sans doute très doué pour des tas de trucs le Nicolas, sinon il ne serait pas à la place qu'il occupe, mais au point d'occuper toute la place, il y a une marge !
Mauvais acteur et prévisible en plus, il faut être fan pour le supporter. Je ne suis pas fan ! Sarkozy est à la politique ce que de Funès était à l'art dramatique. Trop de trop !
Je suis opposé à la corrida et aux combats de coqs, et je sais que j’aurais eu du mal à supporter de voir un homme sans défense torturé et tourmenté par deux journalistes politiques cruels et retors, qui l’ont sans doute mis à mal avec leurs questions insidieuses.
C’est qu’ils sont redoutables l'Arlette et le Patrick !
Quand je dis que je n’ai pas assisté, je mens un petit peu, car j’ai maintes fois zapouillé, quittant Eurosport, pour aller jeter un œil dans l’arène.
Je ne le regrette pas, car j’ai glané quelques perles, comme par exemple :
«Admirables, ils sont admirables…xavier darcos..La rentrée, je dis c’est admirable ce qu’il a fait xavier darcos !»
Tu parles, le xavier, à part son numéro sur les cahiers de brouillon au même prix que l’année dernière, quinze jours après que toutes les fournitures aient été achetées au prix fort, on cherchera un moment ce qu’il a bien pu faire «d’admirable» ! Virer 12000 personnes peut-être !
«Et valérie pécresse, admirable ce qu’elle a fait….»
Là, c’est le bouquet ! Si on se souvient bien, elle s’était ramassée grave la blonde enfant, en arrivant les mains vides à la table des négociations ! C’est le grand chef en personne, le premier ministre étant muet, qui en reculant, a fait avancer la réforme des universités. Admirable en effet !
«bernard kouchner, admirable….» kouchner le cafouillou, passons.
«fadela amara…Admirable fadela ! Je lui ai dit, fadela, reste toi-même, ne fais pas la ministre, sois ministre !» Là, cousin, les larmes elles me sont venues, une dupe insoumise, Corneille n’aurait pas fait mieux !
Et inévitable et récurrent, mais ça devient lassant :
«rachida dati, admirable….» On la voit sur la photo, derrière le maître la rachida, elle ne peut pas parler, c'est lui qui a les deux micros !
Il venait ce jour-là de régler définitivement le problème des pédophiles en construisant un hôpital à Lyon, en 2009 !
Admirable !(Ndlr)
Je n’ai pas de conseil à donner à votre Président, mais s’il continue comme ça avec la biche aux dents longues, Cécilia, c'est un joli prénom Cécilia, il garde sa majuscule, quand il est porté par une citoyenne ordinaire, elle va finir par retourner aux US !
Mais j’ai manqué le meilleur ! Je n’ai pas vu en « live » le coup du :
«françois fillon et moi, nous sommes interchangeables !»
Nom de Dieu ! Nicolas et françois, deux compères interchangeables ! Il l’a dit, et françois l’a répété :
«Tous les deux, nous sommes interchangeables !»
Certes, le fillon, œil noir et mèche au vent a rajouté quelque chose comme « Moi c’est moi, et lui c’est lui. » On a sa fierté quoi, merde !
Interchangeables donc les deux gugusses !
Il est vrai que Nicolas remplace françois depuis le début au poste de Premier Ministre (Premier Ministre prend des majuscules sur ce blog, quand c’est le Président qui occupe le poste, du moins tant que le Président garde la sienne de majuscule ! )
Faut-il en déduire pour autant qu’ils sont réellement interchangeables ? J’en doute, car si Nicolas est très à l’aise au poste de fillon, françois est encore loin d’être au point dans la conduite du char de l'État !
On l’a vu dernièrement, il n’était pas très à l’aise aux commandes de l’AMX10. Il zigzaguait un peu dans la caserne !
D’aucuns, mal intentionnés, il y en a, ont dit qu’il sortait d’un tête à tête avec borloo, pas encore dégelé de son voyage au Groenland !
Certes, l’AMX10 n’est pas un engin de la première fraîcheur, mais si on veut prétendre conduire un État en faillite, il faut savoir faire avancer droit n'importe quel tas de ferraille !
Alors, pour l’interchangeabilité entière et totale avec Nicolas, françois devra attendre encore un peu !
A Bientôt…
PS : Si vous trouvez dans ce texte le nom d’un ministre écrit avec une majuscule, c’est une faute d' inattention de ma part, ou alors le correcteur de Word m’a joué un tour.
*** Pour cette histoire de majuscules, je devais être en pétard après les ministres pour je ne sais quoi, l'Adn peut-être. Peut importe, c'est souvent qu'elles méritent d'être traitées en minuscules les éminences !
16:26 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25/01/2009
Donc l'homme descend du singe Mr Darwin...
... C'est votre dernier mot ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?
***
Comme chaque année à cette époque, la municipalité de Besse organise la Saint-Cochon.
C'est bien évidemment par pur hasard si cette Saint-Cochon coïncide avec la pleine saison d'hiver, et que Super-Besse, la station des divers sports qui se pratiquent à cette saison dans la neige, ne soit qu'à un jet de boule de Besse.
Comme chaque année aussi, cette fête, dont aucuns disent qu'elle est à l'amour porcin ce que la corrida et la chasse à courre sont à l'amour du taureau et du cerf, cette fête fait l'objet de protestations et de controverses.
Je me garderais bien de trancher dans le vif entre les opposants à ce rite barbare et les fanas du boudin chaud.
Je vous soumets les deux aspects de la chose avec le double article « pour et contre » paru dans La Montagne. Vous avez parfaitement le droit d'aller directement en fin de billet pour le consulter.
Allez-y droit, c'est votre droit. Mais si tout le monde fait comme vous, je me demande bien pourquoi je devrais continuer à me casser le trognon à écrire des notes de quatre à six milles caractères, et perdre mon temps pour des gens si pressés qu'ils ne prennent même pas le temps de les lire !
Bon, je m'énerve, je ne devrais pas, je sais, je sais... Mais de votre coté, vous ne pensez pas que vous pourriez faire un tout petit effort, hein, entre nous...C'est vrai quoi, je ne vous demande pas d'applaudir, encore que, mais lisez au moins la moitié de ce que j'écris, je m'en contenterai !
Bien sûr, je sais très bien que parmi vous il y en a que le sacrifice d'un goret laisse de marbre.
Un pauvre goret, mahousse quand même le goret, mais aussi innocent qu'un agneau, occis dans un bled de montagne où, probablement, Pascal se promena, vous n'en avez rien à cirer, tant pis, après tout c'est votre affaire...
Je l'imagine Blaise, à la recherche d'un lieu propice à ses travaux, cassant une croûte à Besse, avant de jeter son dévolu sur le Puy de Dôme proche, ce qui, vous ne l'ignorez pas fit avancer la science.
C'est quand même grâce à Pascal si on a pu prévoir la tempête, pas celle des bénitiers ni la fracassante entrée de Judas à la droite de NS, mais la tempête des Landes, cette affreuse tempête qui cassa tout mais qui heureusement, mon ami du Bassin épargna...
Me permettrez-vous, au nom de toute la communauté scientifique, ainsi qu'en mon nom propre, me permettrez-vous de remercier Blaise Pascal qui, en novembre 1647 et par un temps épouvantable, inventa la pression atmosphérique aussi vrai que Pasteur inventa les microbes ! Il restait juste à rajouter la planche, et hop, le baromètre était né !
Quel chercheur prendra enfin le temps de se pencher sur l'influence qu'eut jadis,sur les « Pensées » de Blaise, le pâté de couennes, délicieux avec du pain bis et un canon de Côtes de Chanturgue, j'en suis sûr monsieur l'abbé, dont à Besse il se régala. Quel futur Prix Nobel osera s'attaquer à cette noble tâche ?
Certes, le sacrifice du « Monsieur » ne s'apprécie pas à la seule aune scientifique, il y a aussi un aspect humain qu'il serait malhonnête de méconnaître.
Ne refusons pas d'écouter la voix de ceux, amis des animaux de toutes sortes, à part les rats et les serpents, les araignées, les rottweillers et les CRS évidemment tous aussi maléfiques et malfaisants que les chouettes les fouines et les renards, et qui, émus du sacrifice d'un être, qui, parce qu'il partage les deux tiers de ses gènes avec nous est presque un sacrifice humain.
Sacrifice, si on veut bien l'analyser un peu plus en profondeur, digne des pratiques des peuplades les moins évoluées, qui offraient jadis à leurs divinités païennes, une jolie vierge qui jamais hélas ne réveillerait chez son jeune voisin l'animal sommeillant au secret de son âme, le pauvre chéri.
Quand je vous dis que tuer cette pauvre bête c'est cruel et barbare ! C'est vous, les bouffeurs d'andouillettes, saucisses et autres pâtés, bande de goinfres, qui allez lui soigner son acné au gamin !
Veuillez me pardonner, je suis un passionné, et, comme tous les gens sanguins de tempérament A2+, qui bouffent trop de viande à table, voire même qui en reprennent, je m'exalte assez facilement. Reprenons-nous.
Que pouvons-nous leur répondre aux verdâtres indignations de ces braves gens, gravement carencés en fer et autres richesses nutritionnelles qu'habituellement Homo Morfalus (mais qui bande encore.Ndlr) puise en les croquant chez les poissons - dont la maman est très gentille, c'est vrai - mais aussi chez les animaux à sang chaud, tel le cochon son frère, dont précisément nous parlions à l'instant...Qu'allons-nous leur répondre lorsqu'ils nous interpellent en agitant les manches, de pioches aussi, mais plus rarement...
Tuer des animaux, et manger leurs cadavres, Pouah !!!
Holà fiston, tout doux mon beau ! Et ta salade, ce n'est un cadavre peut-être ?
Arrachée brutalement et sans anesthésie de la terre nourricière où elle germa, la queue sadiquement tranchée d'un coup de couteau rageur, effeuillée comme une vulgaire marguerite, trempée et secouée que c'est est une honte, dont les morceaux touillés finissent dans du vinaigre, qui bien que bio n'en est pas moins cruellement acide au feuilles agonisantes...Holà petit, c'est qui qu'est le barbare, hein !
Nous, on l'endort le cochon avant de le plonger dans son dernier sommeil ! (1)
A plus tard.
***

(1)- Bon, cette dernière phrase, c'est pour humaniser un peu la chute et ménager les âmes sensibles, car je me souviens que les cochons de ma jeunesse, c'était des cochons halal (1bis), égorgés bien conscients qu'ils étaient les malheureux. Ils geulaient un bon moment avant de lâcher leurs jambons...
(1bis)- Le cochon halal, image blasphématoire et injurieuse envers des communautés très attachées au dogme ? A moins que ce soit de ma part une audace à caractère oecuménique ? A vous de voir, selon votre propre sensibilité.
***
Voici l'article de La Montagne :
***Saint-Cochon.jpg***
***
14:53 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24/01/2009
Vous y êtes presque Mr Besson...
... Au fond à droite les cabinets !

Document exclusif et exceptionnel !
***
A la limite de la légalité certes, mais l'événement ne méritait-il pas une petite prise de risque.
Et quand bien même je serais poursuivi pour atteinte à la vie privée, la joie que j'éprouve en vous faisant ce cadeau justifie à elle seule toutes les audaces !
Il m'a fallu m'armer de patience, mais je ne suis pas peu fier du résultat. Un scoop, admirez le travail !
Nous sommes au domicile de Monsieur Karoutchi, homme de dialogue et de compromis. Il a mis son boudoir à la disposition de monsieur Eric Besson, pour un ultime remaquillage avant son intronisation, avec une palanquée d'autres very important persons toutes démocratiquement désignées par The Boss et chargées de lui cirer les pompes, comme Vice-Truc chez les Umpes .
Pour Eric, cette nomination et l'honneur qui lui est fait, honneur qu'il mérite grandement, soit ce sera le couronnement d'une carrière, soit, étant donné son talent et ses facultés d'adaptation à tous les terrains, ce sera plus vraisemblablement un tremplin vers un avenir plus brillant encore. Que dis-je un avenir, c'est un destin qui lui est promis à Monsieur Besson. Quel progrès en moins de deux ans !
Venu des fins fonds du socialisme, auquel il reste profondément attaché, il s'est dévoué corps et âme pour que triomphent enfin les valeurs d'humanisme dont il est porteur. Valeurs dont le meilleur représentant est Nicolas Sarkozy, qui pourrait le contester.
Fidèle à ses convictions, et imitant son nouveau mentor qui lui aussi à des moments difficiles de son parcours eut a faire des choix douloureux. Nous avons trois minutes, rappelons-nous.
Nicolas, protégé de Pasqua, dans le sillage de Chirac, et admirant Balladur, fut bien, comme tous les ambitieux, obligé de trahir à un moment donné. Oui, mais qui trahir en premier ?
Il réussit à trahir les trois, de fort élégante manière, l'élégance est chez Nicolas une seconde nature. Quelle délicatesse dans l'hommage qu'il rendit, avec courage mais en son absence, au Roi Fainéant son prédécesseur. Quelle classe !
Il trahit donc Nicolas, qui saura jamais au prix de quelles souffrances ?
Un homme admirable. Pour Eric, guidé par le seul désir de se dévouer au service de la France, comment ne pas être fasciné par cet homme exceptionnel.
Eric fut fasciné, il se mit à la disposition de son nouveau maître. Nicolas lui ouvrit la porte d'un cabinet, sans fausse honte, Eric y barbota avec aisance. Aujourd'hui il reçoit sa récompense.
Ayant fait ses preuves dans le secrétariat d'état qui lui fut confié, prospective et amnésie, il mena à bien sa mission, et sa soumission. l'Histoire retiendra de lui qu'il frôla l'excellence, puisqu'en dix-huit mois il ne provoqua pas un seul jour de grève ! Il était fin prêt pour de plus nobles tâches, taches, c'est bien le terme qui convient.
Vint la consécration.
Quel homme ou femme politique ne rêve pas de se voir confié le ministère de l'immigration. Encore faut-il en être digne. Nicolas l'en a jugé digne, "il en a" a-t-il dit, et de lui confier sans hésiter le dit ministère et la compagnie de charters y afférent...
Sous les yeux d'un admirateur au regard noyé d'admiration, Eric vient de mettre une dernière touche à son fond de teint. C'est parfait, plus une trace de rose, sauf le cadre du miroir, le miroir de Roger...
Non pas un aboutissement disais-je, mais une étape sur son parcours.
ll se pourrait... A coeur vaillant rien d'impossible !
Si Eric le Rose - fut-il rouge Eric ? - est capable en deux ans de passer du rose au bleu, il peut dans les deux ans qui suivent passer du bleu au brun.
Prends garde à ce gars-là Marine, il n'a pas dit son dernier mot !
***
...What else !

Après les cabinets, bruits de chambres et d'alcôve...
Laissons Eric à son destin. Il y a une autre affaire qui fait du bruit.
Rassurez-vous, je ne céderai ni à la facilité ni au scabreux. Un rappel simplement. Je vous disais hier que le repêchage par Joseph Seize des brebis égarées de Marcel Lefebvre paissant dans les eaux schismatiques et troubles de l'intégrisme plus blanc que blanc provoquerait des remous.
C'est fait, une forte tempête menace les bénitiers. Un des évêques repêchés nous a livré en direct son étonnement quant aux six millions de Juifs volatilisés dans les chambres à gaz, ou décédés de guantanamineries un peu poussées.
Il a un doute le cher prélat. C'est vrai ça, imaginez qu'il n'y en ait eu seulement cinq millions des Juifs exterminés, ça change tout !
A l'heure où j'écris ces lignes, j'ignore quelle est la position des septiques officiels, messieurs Faurisson, M'bala M'Bala et Bigard pour le secteur aviation, mais je crois savoir qu'ils seraient favorables au recomptage des bulletins...
Un mot encore sur le vacarme provoqué par le livre de Monsieur Roger Karoutchi, "Mes quatre vérités".
Il y a au moins trois des quatre vérités de Roger dont tout le monde se bat l'oeil, mais Nom de Dieu la quatrième, houlala !
Personne ne lui demandait d'ouvrir la porte de son boudoir à Roger, sauf cas exceptionnel et pour la bonne cause, voir plus haut. Et le voilà qui dans son livre nous conjugue sa vie privée au masculin... Vous croyez qu'il se vendra mieux son bouquin ?
A plus tard...
***
A l'intention de mes porcelettes : La note sur la saint Cochon, ce sera pour demain ou plus tard...
***
17:21 Publié dans Les échos du chenil. | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23/01/2009
Doux et gentils, fidèles à leur Maître...
...Oh les braves bêtes !

Pardon, je me suis trompé...

...J'ai confondu Fredo avec Eric Besson, je l'avais mis à gauche !
***
Tout d'abord, et juste pour ne pas dérouter la foule immense de mes lecteurs assidus, et de mes « chères » lectrices pâmées, lectrices à qui je renouvelle mon indéfectible attachement etc...et plus si affinités, etc. également, pour ne dérouter personne donc, et avant de passer à des choses plus profondes, un petit coup d'œil sur notre actualité hexagonale.
Avec la mesure que vient de prendre Roselyne...vous permettez madame la ministre que je vous appelle Roselyne ? Merci Roselyne...avec ces mesures, le redressement de la Sécu est assuré.
En effet, ne plus rembourser que 30% au malade indiscipliné qui irait directement chez un spécialiste, c'est un coup de génie.
Aux milliards économisés grâce à monsieur Douste-Blazy -Reviens Philippe, tu nous manques !- qui ajoutait le prix de la consultation du généraliste référent, vingt euros à l'époque, plus le coût de mise en place du génial machin au prix de la consultation du spécialiste, Roselyne par une mesure à la hauteur de sa réputation et de son talent, va compléter la cagnotte de pas mal de milliards supplémentaires. Milliards fort bien venus en ces temps de crise.
Imaginons l'hypocondriaque compulsif - rien qu'écrit comme ça, c'est déjà grave ! - imaginons qu'en ce matin venteux et pluvieux, mais très doux, 12°C à six heures, nous sommes pourtant en janvier il n'y a vraiment plus de saison, imaginons-le le malheureux, qui sortant d'une nuit angoissante, inquiet d'avoir eu à se lever trois fois au risque dans le noir de se péter la gueule pour aller soulager des envies que c'est pas normal trois fois, même si le soir tu as repris un deuxième tilleul, il faut absolument que j'aille voir un urologue... Il ne tient plus, il faut qu'il y aille, sinon il va tomber malade !
Il prend deux ou trois cachets au hasard dans le tas de médocs. A zéro cinquante la pièce, rien qu'avec les boites vides, tu pourrais te faire un restau...Calmé, il retourne aux toilettes et prend un rendez-vous.
Oui, mais s'il va directo chez l'agaceur de prostates, Roselyne ne va lui rembourser que trente pour cent des soixante euros, je dis soixante, car je ne connais pas le tarif, je n'y suis jamais allé !
Fichtre, que vais-je faire se dit-il in petto, en... en respirant un grand coup, on ne va pas rajouter des dépenses de gastro-entérologue, la France est en crise, je vous l'ai dit.
Que va-t-il faire l'angoissé prostatique ? Bon sang, mais c'est bien sûr !
«Je passe d'abord chez mon toubib référent, et le tour est joué !»
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Et hop, 22+60, Roselyne rembourse sur 82 au lieu de 60, l'affaire est dans le sac ! C'est tout bénéf pour la Sécu, Jean-Louis Borloo est content, car, cerise sur le gâteau, the Referent Doctor crèche pile poil sur le trajet du toubib spécialiste. ils se connaissent très bien d'ailleurs, ils sont un peu associés si on peut dire...
Oui content Jean-Louis, un malade soulagé, et pas un gramme de CO2 en plus. Merci Roselyne !
C'est avec des petits détails comme ça que le citoyen, surtout le citoyen médecin, se sent heureux d'être gouverné, enfin gouverné !
Je ne résiste pas au plaisir de vous dire quel fut ce matin mon bonheur.
Laurence venait chez Christophe nous faire une démonstration de son nouveau pull chiné, chinois sans doute, que l'on eut juré tricoté main.
Un pull fort seyant, il faut le dire, quoiqu'un peu large. Un pull grand patron pour une grande patronne.
Elle avait de l'allure Laurence, la Chevalière du Medef, qui fait alliance avec Niko le Terrible dans son valeureux combat contre les banquiers. d'une bravitude admirable Niko, qui brûle ses vaisseaux et part en croisade contre Mammon et sa garde noire, alors qu'hier encore il partait en croisière sur le vaisseau amiral d'un lieutenant du dieu, son ami.
Hors le pull, je n'ai pas retenu grand chose de ce qu'à dit Laurence, d'ailleurs, ça fait des années que je n'écoute pas ce que dit Laurence, sauf quand elle dit « à table ! ».
Si vous êtes intéressés, allez visiter le lien en fin de note...Si, j'ai retenu un mot, prononcé au moins deux fois : "Stimulus".
Stimuli stimulus...Diable, une ardente maîtresse se cacherait-elle derrière la froide patronne ?
Vogue la Paloma, moi aussi je pars en croisière, en croisière dans les îles.
Un jeune écrivain noir est invité au Journal de LCI.
Ce n'est pas Christine Kelly qui l'interroge, mais une jolie jeune femme, qui bien que je la voie blanche, tout comme Christine ne manque pas de grâce.
Le jeune écrivain noir n'a pas choisi le plus facile. Plutôt que le roman pour son coup d'essai et pour se faire connaître, il a choisi le conte, se plaçant d'entrée dans une minorité peu visible du monde de l'écriture.
Retenez bien le titre de son recueil, « Les fils du Volcan », un volcan lointain dans une île superbe. Et retenez son nom : Sébastien Folin.
J'en suis à plus de quatre mille caractères dans ma note, et je n'ai pas encore abordé le sujet initialement prévu.
Tant pis, Mais je ne peux pas laisser de coté un pareil événement !
Bien que n'étant pas concerné, j'en suis quand même, comme on dit, touché quelque part.
« Joseph Seize ne serait-il pas quelque part le fils spirituel de Pidouze ? »
C'est une question qui peut se poser, non ?
Le voilà qui réintègre dans la Sainte Église les brebis intégristes du vieux Marcel.
Marcel, le mouton noir que jadis, Jean-Paul Deux chassa du troupeau.
Comme bien souvent les choses sans importance, cette nouvelle va faire un bruit de tous les diables, en vérité je vous le dis !
Et pourtant, c'est d'une logique imparable mon lapin, aurait dit l'autre. Comment tenir plus longtemps à l'écart de la Sainte Église Apostolique et Romaine les seuls curés parlant couramment le latin !
A plus tard....
***
Vous vous en doutiez, comme d'habitude, je me suis laissé entraîner par le courant. J'ai largement débordé.
Hier, à l'annonce de la réhabilitation posthume de Marcel, le trèq pincé monseigneur, j'ai repensé au billet que je m'étais promis de faire sur l'autre.
Est-ce parce qu'un Lefebvre en appelle un autre qu'il me vint l'idée de parler de Frédéric en entendant parler de Marcel ? Ou alors, c'est plus vraisemblable, comme je travaille sur la biographie de l'un et le portrait de l'autre, j'ai eu envie de vous dévoiler quelques passages de l'abondante correspondance qu'échangérent Fredo et Rantanplan...Ce sera pour une autre fois.
***
Voici Laurence et son pull, invités chez Barbier ce matin.
*** Vous l'avez tricoté vous-même ? ***
***
Si vous avez un moment à perdre, vous pouvez sur le même site vous farcir la vidéo de Fredo. Lui aussi levait la patte chez Barbier il y a quelques jours...
***
13:01 Publié dans Les échos du chenil. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22/01/2009
Le plafond des nuages est bas...
...Continuons de plancher !

...D'où il appert, qu'établir des parallèles peut révéler des travers.
***
Après vous avoir bassinés hier avec mon couplet sur le créationnisme et Darwin – notons que c'est le sujet du « Nouvel Observateur » cette semaine, ne vous gênez pas les gars !- je ne vais pas aujourd'hui entamer ma note en célébrant et encensant un Messie noir !
Non, mais qu'il me soit permis, non pas de me féliciter, avez-vous remarqué que nombre de nos dirigeants ou autres sommités et grandes consciences universelles, sans lesquelles les médias n'auraient plus grand chose à faire, que tous ces gens « se félicitent » quand quelqu'un fait quelque chose de pas trop mal, et qu'ils se "félicitent" d'autant plus bruyamment que la chose faite est à l'opposé de ce que souvent ils préconisaient de faire.
Non, ce n'est pas de l'anti-sarkozyme primaire, d'ailleurs Eric Besson pourrait abonder dans mon sens, ce qui vous vous en doutez me remplit d'allégresse. Où en étais-je ?
Oui, non je ne me félicite pas, mais vous ne m'empêcherez pas de me réjouir de ce qu'à peine entré en fonction, un homme élu pour « faire Président » se mette au boulot, et qu'il commence par faire des trucs qu'il avait dit qu'il ferait avant de l'être, plutôt que de faire le contraire.
Oui, je me réjouis que Monsieur Obama signe aujourd'hui le décret de fermeture de la prison-chiottes de Deubelyou.
Symbolique sans doute, qui ne concerne plus que 245 embastillés dans une zone de non-droit, mais il l'avait promis, il l'a fait !
Reste à vérifier que le Droit ne jouera pas trop longtemps la montre avant d'ouvrir à la Justice la porte de cette prison de la honte qu'est Guantanamo. Gardons un oeil là-dessus.
Barack a pris aussi une mesure qui nous renvoie une vingtaine de mois en arrière.
Il a gelé les salaires de ses collaborateurs, et on imagine qu'il a fait de même avec le sien.
Symbolique aussi me direz-vous. Oui. Mais il est important pour un Président, ancien candidat de la rupture et qui prend ses fonctions, de donner un signal fort et de montrer qu'il met en accord ses actes avec son discours.
Vous me voyez venir, tant mieux, ça me permet d'être plus direct.
Un bémol ? Allons-y, un bémol si vous voulez, je suis de bonne humeur.
Je vous accorde qu'il est plus facile de « geler » son salaire et ceux des gens de son staff en plein mois de janvier que de tripler le sien et d'augmenter sensiblement(20%) celui de ses conseillers aux temps chauds de l'Etat de grâce temps chauds où l'ombre fraîche des avantages fiscaux et le bouclier du même métal protègent les élites de la nation des chocs thermiques de la crise, et stimule sainement le petit monde qui se lève tôt en le revigorant d'un choc de confiance à 1% avec les dents...que ceux qui veulent continuer continuent, je passe direct au paragraphe suivant.
Et sans vouloir me moquer, la fermeture de Guantanamo, à mes yeux, vous, vous pensez ce que vous voulez, mais pour moi ça a une autre gueule que la lecture dans les écoles de la très belle lettre d'un gamin livré aux nazis par le gouvernement de son pays, gouvernement qui mettait des étoiles sur les petits David.
Au deuxième jour, je me réjouis. Je me réjouis vite, car je sais que je ne serais pas long à déchanter.
Certes, le demi-blanc demi-noir de la Maison Blanche qui l'abrite a bien téléphoné à Mahmoud, Ehud, Hosni, Abdallah Deux et quelques autres. Mais le fait qu'il fasse de l'arrêt de la contrebande d'armes dans les ruines de Gaza une priorité démontrerait, si c'était nécessaire, que la lorgnette avec laquelle les stratèges US regardent le Moyen-Orient est restée sur la table du bureau ovale.
Barack Hussein est plein de bonnes résolutions, mais le N°242 n'est pas son chiffre fétiche. Pour l'instant je le regrette.
Puisque nous en parlons de la Ligne Verte de 1967, je vous mets en fin de billet un article de Charb sur la Palestine.
Ceux, très peu nombreux, qui ont lu mes huit épisodes du feuilleton « Mort à Gaza », et ceux, moins nombreux encore, qui à travers ce qu'ils ont lu ont essayé de lire ce que j'ai écrit, retrouveront dans l'article de Charb ce que j'entendais par « Zones Mixtes ».
Essayons de terminer sur un ton joyeux.
Symbolique encore , de bon ou mauvais augure ? Une jeune femme en remplace une autre sur la ligne verte bien de chez nous.
Il me serait facile de lâcher un gros calembour. Mais je vous rappelle que ce blog est sérieux, donc je censure tout de suite le couplet graveleux, tintant pourtant comme une comptine qui me vient tout naturellement à l'esprit, et je m'interdis formellement quelqu'allusion que ce soit à une quelconque souris verte qui tiendrait je ne sais qui par la queue, ou un truc comme ça !
L'écologie est une chose sérieuse. Le fait qu'elle fut confiée à Jean-Louis Borloo en est la preuve !
Pas question donc de dérapage, fut-il de simple ironie à l'annonce de l'entrée d'une ex-karatéka dans l'équipe qui fait tout rater, au moment où tous freins serrés, le Grenelle amorce son tête à queue en entrant dans le virage de la crise.
Non, pas question que Chantal tienne en main autre chose que le dossier environnement, et qu'une fois pris en main, le développement en soit durable.
D'autant que si j'en juge par ce que j'ai photographié ce matin, elle a du boulot. Bon courage Chantal !
A plus tard...
***
Vous pourriez vous étonner que je ne dise pas un mot sur le combat de titan que livre Sarko le Furax aux banquiers coriaces.
Ne nous affolons pas, la bataille est loin d'être terminée, nous aurons l'occasion d'en rire...d'en rire à nos dépens bien sûr, mais plus rien n'est gratuit de nos jours !
***
L'article de Charb :
***Terre Promise-Promesses Enterrées.jpg***
***
14:19 Publié dans Si on causait... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


